Le gouvernement tchadien vient de signer avec le groupe égyptien de BTP Arab Contractors, un protocole d’accord pour la réalisation d’études techniques préliminaires à la construction de la route transnationale, un vieux serpent de mer, qui reliera le Tchad, la Libye et l’Egypte. Il s’agit de la suite de la convention conclue en septembre dernier entre le même groupe et le Fonds de développement et de reconstruction de la Libye, concernant la section passant par ce pays
Pour N’Djamena, le projet vise à renforcer l’infrastructure logistique du pays afin d’intensifier les échanges transfrontaliers, mais aussi, à apporter une réponse structurelle au désenclavement du pays. Compte tenu des risques sécuritaires que font peser des groupes armés (dont Boko Haram) sur le corridor avec le Cameroun, une véritable aorte pour l’économie tchadienne, cette diversification des sources d’approvisionnement est vitale pour N’Djamena.
A terme, la route transnationale vers l’Egypte devrait réduire le temps de trajet pour les cargaisons provenant du Moyen-Orient et d’Asie, des régions pour lesquelles l’Egypte constitue un relais stratégique vers le reste du continent grâce au canal de Suez.
Ces plans sont évoqués dans un contexte où la situation sécuritaire en Libye s’améliore alors qu’elle empire au Soudan, le principal relais naturel du Tchad vers la mer Rouge, ainsi que vers les ports marocains, mauritaniens et algériens. Actuellement, la majeure partie des importations et exportations du Tchad se font via les ports camerounais de Douala et Kribi. Mais la mauvaise qualité des routes, le racket policier et le risque sécuritaire constituent des contraintes sur le corridor Douala-N’Djamena qui traite 35% du PIB cumulé du Tchad et du Cameroun





Tchad![Édito | Aérien : de quels avions avons-nous besoin ? [Par Jean-Louis Baroux] Très certainement, les grands constructeurs que sont Boeing et Airbus se penchent activement sur le sujet et pourtant, on a l'impression qu'ils ne se pressent pas, sans doute parce que les gammes d'appareils actuels sont faciles à vendre et que leur production est maîtrisée. Autrement dit, les deux grands gagnent tellement d'argent sur les avions actuels qu'ils n'ont aucune urgence à développer de nouveaux modèles. Et pourtant, on en aura bien besoin.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/LA380-450x212.jpg)
![Édito | Aviation commerciale : le danger vient du cockpit [Par Jean-Louis Baroux] Tous ces chiffres pour prendre conscience des progrès considérables réalisés par ce secteur d’activité dans le domaine de la sécurité. Les appareils sont devenus tellement bien construits que la technique n’est plus en cause lors des accidents d’avion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fly-Dubai--450x204.jpg)

![Édito | La distribution du transport aérien : un système proche de l’excellence [Par Jean-Louis Baroux] Le transport aérien a pu connaître un tel engouement pour au moins trois bonnes raisons, dont chacune est un facteur déterminant. D’abord la volonté des habitants de la planète de se déplacer : c’est la concrétisation de la liberté que de pouvoir aller d’un pays à l’autre, même si l’obtention des visas nécessaires peut limiter les possibilités.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Aerien--450x227.jpg)


