Le gouvernement tchadien vient de signer avec le groupe égyptien de BTP Arab Contractors, un protocole d’accord pour la réalisation d’études techniques préliminaires à la construction de la route transnationale, un vieux serpent de mer, qui reliera le Tchad, la Libye et l’Egypte. Il s’agit de la suite de la convention conclue en septembre dernier entre le même groupe et le Fonds de développement et de reconstruction de la Libye, concernant la section passant par ce pays
Pour N’Djamena, le projet vise à renforcer l’infrastructure logistique du pays afin d’intensifier les échanges transfrontaliers, mais aussi, à apporter une réponse structurelle au désenclavement du pays. Compte tenu des risques sécuritaires que font peser des groupes armés (dont Boko Haram) sur le corridor avec le Cameroun, une véritable aorte pour l’économie tchadienne, cette diversification des sources d’approvisionnement est vitale pour N’Djamena.
A terme, la route transnationale vers l’Egypte devrait réduire le temps de trajet pour les cargaisons provenant du Moyen-Orient et d’Asie, des régions pour lesquelles l’Egypte constitue un relais stratégique vers le reste du continent grâce au canal de Suez.
Ces plans sont évoqués dans un contexte où la situation sécuritaire en Libye s’améliore alors qu’elle empire au Soudan, le principal relais naturel du Tchad vers la mer Rouge, ainsi que vers les ports marocains, mauritaniens et algériens. Actuellement, la majeure partie des importations et exportations du Tchad se font via les ports camerounais de Douala et Kribi. Mais la mauvaise qualité des routes, le racket policier et le risque sécuritaire constituent des contraintes sur le corridor Douala-N’Djamena qui traite 35% du PIB cumulé du Tchad et du Cameroun





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