La guerre entre Israël et le Hamas a accru les tensions géopolitiques, renforçant l’attractivité de l’or comme valeur refuge, un statut qu’il se dispute avec le dollar. Comme il fallait s’y attendre, les investisseurs ont massivement pris des positions sur le métal jaune propulsant son cours à 2.135 dollars l’once ce lundi 4 décembre. Les pays producteurs en Afrique se frottent les mains.
A l’ouverture des marchés ce lundi 4 décembre, l’or s’est échangé au comptant à un sommet historique de 2.135 dollars l’once, faisant exploser un précédent record de 2075 dollars l’once établi en août 2020. Ce sont les incertitudes géopolitiques dues à la guerre entre Israël et le Hamas en plus des prévisions de baisses des taux d’intérêt en 2024 qui ont conduit à ce nouveau pic.
Selon des analystes de marchés, au-delà de tensions internationales, la fièvre des cours du métal jaune, en hausse de 16% depuis octobre dernier, s’explique par l’assouplissement de la politique de lutte contre l’inflation menée ces dernières années par la Réserve fédérale américaine (Fed). En augmentant les taux d’intérêt pour tenter de contenir la pression inflationniste, la Fed a rendu les bons du Trésor plus attractifs pour les investisseurs. Les rendements offerts par ces bons ont en effet augmenté, alors que l’or n’offre aucun rendement.
Une baisse des taux d’intérêt et donc des rendements, augmente systématiquement l’attrait pour le métal jaune et son rôle de valeur refuge en périodes d’incertitudes.
Pour les pays africains producteurs du précieux métal, la flambée actuelle des cours est une très bonne nouvelle sur le plan budgétaire. C’est le cas entre autres, du Mali, du Burkina Faso, de l’Afrique du Sud, de la Mauritanie, du Botswana ou du Ghana, premier producteur d’or sur le continent.








![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


