Depuis quatre mois et le limogeage de l’ancien chef de la diplomatie, le poste de ministre des Affaires étrangères malgache était assuré par le ministre de la Défense, par intérim.
Une situation qui a pris fin hier lundi 20 février, avec l’annonce d’un nouveau gouvernement : Yvette Sylla, ambassadeur auprès de l’Unesco, a été rappelée à Madagascar pour assurer ce poste stratégique.

Historienne et femme politique, cette personnalité proche du chef de l’État a déjà occupé cette fonction, alors que celui-ci était président de la Transition. Elle aura la charge, notamment, de reprendre l’épineux dossier de la restitution des îles Éparses, administrées par la France et revendiquées par Madagascar.
La Défense voit arriver à sa tête le général de division Josoa Rakotoarijaona, ancien directeur général de la Planification stratégique au sein de ce ministère. Le garde des Sceaux, François Rakotozafy, a lui été remplacé par Landy Randriamanantenasoa, l’une des six membres du Sénat désignés par le président de la République.
Indéboulonnable depuis le début du mandat d’Andry Rajoelina, la ministre du Travail et épouse du président de la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (Céni), Gisèle Ranampy, a finalement été remerciée. Elle est remplacée par Jean-Bosco Rivotiana, député de la coalition IRD, créée pour soutenir le chef de l’État.





Madagascar
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




