Romy Voos Andrianarisoa vient d’être limogée. Elle était la directrice de cabinet d’Andry Rajoelina, le Président de Madagascar. Elle a été interpellée le 10 août à Londres et mise en examen pour « tentative de corruption. »
La directrice de cabinet magache de 46 ans a été mis en examen, tout comme un certain Philippe Tabuteau, un ressortissant français qui ferait partie de l’entourage proche d’Andry Rajoelina, selon nos confrères du Monde. Celui-ci est à la tête de Groupe Impact Capital, une société basée à Genève, en Suisse, et spécialisée dans le conseil aux entreprises et aux gouvernements.
Ils auraient réclamé la somme de 225 000 livres sterling, soit 260 000 euros, ainsi qu’une participation de 5% dans le capital de Gemfields. C’est cette société qui a fait le signalement à la NCA qui a donc interpellé les deux suspects dans le quartier londonnien de Victoria, la semaine dernière.
selon les révélations du Financial Times, le quotidien économique et financier britannique.
L’information a été confirmée par la NCA, une agence britannique chargée de la lutte contre le crime organisé. Celle-ci indique lundi 14 août que la haute responsable malgache est soupçonnée d’avoir cherché à obtenir un pot-de-vin auprès de Gemfields, une société minière britannique, en échange de licences d’exploitation à Madagascar.
Selon un communiqué de la Présidence de la République, la Directrice de Cabinet a pris ses droits de congés du 9 août jusqu’au 22 août 2023. “Ainsi, les autorités malagasy ignorent les raisons de son déplacement au Royaume-Uni”.
“Le Président de la République reste fermement attaché à la notion d’éthique dans la conduite des affaires de l’Etat et à la lutte contre la corruption sous toutes ses formes”, précise le communiqué de la Présidence de la République.
Les autorités malgaches entendent suivre avec attention les avancées de cette enquête et se disent convaincues qu’une franche collaboration permettra de mettre la lumière sur cette affaire et faire prévaloir la vérité.
Transparency International – Initiative Madagascar (TI-IM) dit également suivre avec intérêt le développement de l’affaire impliquant la désormais ancienne Directrice de cabinet de la Présidence de la république de Madagascar.
Dans un communiqué, Transparency International – Initiative Madagascar félicite la réactivité de Gemfields et la célérité de son signalement auprès de la National Crime Agency (NCA) qui a permis l’arrestation de Romy Andrianarisoa et de son associé ainsi que l’éclatement de cette affaire au grand jour. TI-MG souligne que la concernée est bel et bien un agent public et qu’en conséquence, il est attendu que l’Etat malgache prenne les mesures qui s’imposent.
Scandales à répétition
“Ces dernières années, de nombreux scandales successifs liés à la corruption impliquant des agents de l’Etat et des élus de la République ont émaillé les actualités malgaches. Des scandales restés
ou laissés sans suite, cultivant l’impunité, le laisser-aller et témoignant du faible engagement de l’Etat et de la Justice contre la corruption”, regrette TI-IM. Cette organisation invite le Système
Anti-Corruption malgache à y remédier de façon plus musclée et appelle à un respect sans condition du Code de déontologie de l’Administration et de Bonne conduite des Agents de l’Etat et de tous les textes anticorruptions en vigueur. En outre, Transparency International – Initiative Madagascar dit “non à l’impunité et aux manipulations de l’information, notamment par les diverses factions politiques en lices, destinées à détourner l’attention du public face à ce nouveau scandale d’une gravité sans précédent”.
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