La crise au Mali depuis plus d’une décennie a eu de sérieux impacts sociaux. Une situation qui a provoqué d’importants défis humanitaires.
OCHA, l’Agence onusienne chargée de la question a établi le bilan chiffré en besoins immédiats.
Environ 1,8 million de personnes dans la précarité sont concernées entre juin et août 2022, contre 1,3 million en 2021, soit le plus haut niveau enregistré depuis 2014. C’est pourquoi dans le Plan de réponse humanitaire 2022 , les partenaires sont à la recherche de 686 millions de dollars US pour assister 5,3 millions de personnes.
Telles sont les conclusions du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) dans son dernier rapport.
En 2021, l’insécurité liée aux conflits armés et à la violence, les catastrophes naturelles et l’impact socio-économique du Covid-19 ont considérablement aggravé les vulnérabilités existantes. Une situation qui a affaibli la protection des populations civiles, limité l’accès aux services sociaux de base et aggravé la prévalence de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition, révèle OCHA. Sauf qu’après le 1er semestre 2022, rien ne laisse paraître une amélioration de la situation humanitaire au Mali. Les restrictions contre la liberté de mouvement des civils sont devenues très courantes et les sanctions économiques de la CEDEAO/UEMOA, ont fortement dégradé la situation humanitaire caractérisée par : Un accroissement des besoins dans un environnement opérationnel difficile avec le nombre de personnes dans le besoin qui est passé de 5,9 millions en janvier 2021 à 7,5 millions en janvier 2022.
Pourtant, le pays fait face à une augmentation du nombre de personnes déplacées internes (PDI) en raison des conflits et tensions inter-communautaires avec des chiffres allant de 216 639 en janvier 2021 à plus de 350 000 au mois de février 2022. Le taux élevé de malnutrition touche 2 millions de filles et de garçons de moins de cinq ans.
Les éléments du plan de riposte couvrent l’ensemble des défis humanitaires mais la réponse se concentre sur les besoins prioritaires des couches vulnérables. .
Pour rappel, en 2021, plus de 2,5 millions de personnes ont été assistées par les partenaires humanitaires grâce à la mobilisation de 215 millions de dollars sur les 563 millions recherchés via le Plan de réponse humanitaire 2021: un taux de financement de 38% qu’il faudra surpasser cette fois.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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