C’est la fin du suspense à propos du retour de Choguel Maïga à la primature. Le Président de la Transition au Mali, le Colonel Assimi Goïta a abrogé le décret nommant le colonel Abdoulaye Maïga Premier ministre par intérim, ouvrant la voie au retour de Choguel Maïga à la tête du gouvernement après 4 mois d’arrêt-maladie.
L’annonce a été faite hier dimanche soir au journal télévisé de la chaîne nationale. Choguel Maïga, un civil nommé Premier ministre en juin 2021, avait été contraint par des ennuis de santé à un repos forcé en août. Il avait été remplacé par le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le Colonel Abdoulaye Maiga.
De retour sur la scène politique il y a une dizaine de jours, l’ancien Premier ministre avait déclaré, après avoir rencontré le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, que « Par la grâce d’Allah, après trois mois d’absence, me revoici parmi vous, en possession de mes capacités physiques et intellectuelles.» Depuis, les spéculations allaient bon train sur son retour ou non à la primature. A Bamako, plusieurs analystes prêtaient à son intérimaire le Colonel Abdoulaye Maïga, la volonté de rester en poste en scrutant quelques actes posés par ce dernier. Il a par exemple changé le chef des services administratifs et financiers de la Primature (le Secrétaire général) qui était un très proche de Choguel Maïga. Il se murmure également qu’il aurait essayé de convaincre le Chef de la junte pour le maintenir à la Primature. Mais à l’évidence, Assimi Goïta a encore besoin du soutien politique de Choguel Maïga dont le mouvement avait contribué à le faire roi, pour prendre le moindre risque de se brouiller avec lui





Mali
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




