En prélude du sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur la Mali, dimanche 9 janvier à Accra, l’ancien président nigérian et médiateur pour la crise malienne a effectué une visite de quelques heures à Bamako, mercredi 05 janvier.
Jonathan Goodluck a fait passer un message de fermeté de la Cedeao au colonel Assimi Goïta, président de la transition et chef de la junte au pouvoir à Bamako.
Dans sa déclaration à la presse, Goodluck Jonathan a affirmé que le but de la réunion était de «comprendre ce qui s’est passé au Mali, notamment en ce qui concerne la prorogation de la transition pour une durée maximale de 5 ans.
Il était question pour nous de comprendre ce qui s’est passé et d’entendre leur version. Ce qui nous permettrait par la suite de faire un debriefing au niveau des chefs d’Etats de la Cédéao qui se réuniront le dimanche prochain« .
Selon des informations fuitées à la presse locale, Goodluck Jonathan aurait signifié aux autorités de la transition au Mali qu’une durée transitoire de cinq ans était inacceptable pour la Cédéao qui s’en tient à l’exigence de la tenue d’élections présidentielle et législative le 27 février 2022, soit 18 mois après le coup d’Etat qui avait renversé l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita le 20 août 2020.
La junte militaire a fait savoir depuis le mois de septembre dernier, qu’il était impossible de tenir les élections à temps, notamment en raison des défis sécuritaires et sanitaires. Ainsi, des « Assises nationales de refondation » ont eu lieu au Mali du 11 au 30 décembre dernier, d’où la proposition de proroger la transition d’une durée allant de 6 mois à cinq ans. Faute d’accord avec la Cédéao, le Mali risque de subir de nouvelles sanctions.





Mali
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