Le quai d’Orsay
Après avoir mis un terme, en août dernier, à dix ans de présence militaire au Mali avec le départ du dernier soldat de l’opération antiterroriste « Barkhane », la France a décidé de suspendre son aide publique au développement (APD).
Soit 130 millions d’euros par ans, destinée à ce pays, ont rapporté des médias parisiens, citant le quai d’Orsay.
« Face à l’attitude de la junte malienne, alliée aux mercenaires russes de Wagner, nous avons suspendu notre aide publique au développement avec le Mali », ont indiqué les mêmes sources.
Cette décision qui aurait été prise « il y a deux ou trois semaines » est aussi dénoncée dans une lettre envoyée à Emmanuel Macron, mardi 15 novembre, par Coordination Sud, un collectif d’ONG françaises de solidarité internationale.
Ce courrier, signé par 35 organisations françaises actives au Mali et dans le monde, réclame au président de « revoir sa position ».
Selon ce collectif d’ONG, l’arrêt de l’aide publique au développement remet en cause près de 70 projets de développement en cours ou prévus dans le pays ces prochaines années. Cette suspension intervient dans un contexte d’isolement croissant du Mali.
Mardi dernier, la Côte d’Ivoire a annoncé le retrait de ses Casques bleus engagés au sein de la Mission onusienne au Mali (Minusma), pour protester contre la détention de ses soldats depuis le 10 juillet à Bamako.
Dans ce même contexte, la République tchèque a annoncé début novembre de fermer son ambassade à Bamako en raison de « la dégradation de la situation ».





Mali


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