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Mali : Macron attendu à Bamako, une visite sous tension

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Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer pour la première fois lundi 20 décembre à Bamako le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, dans un climat de haute tension entre Paris et la junte militaire, dont la lenteur à rendre le pouvoir aux civils et les velléités de recourir à des mercenaires russes exaspèrent Paris, mais aussi les voisins de la Cédéao.

Au terme de cette entrevue, le président français partira célébrer Noël sur la base de Gao avec des soldats français déployés au sein de la force antijihadiste française Barkhane, en pleine restructuration. 
Au terme de près de neuf ans de présence au Sahel, Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire en quittant ses trois bases les plus au nord du Mali (Tessalit, Kidal et Tombouctou) pour se recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de 5.000 actuellement, à 2.500/3.000 d’ici 2023.
Accueillis en libérateurs en janvier 2013 à Tombouctou, d’où ils avaient chassé les jihadistes, les soldats français ont remis mardi les clés de leur base aux forces maliennes, étape symbolique dans la réarticulation en cours. Paris veut désormais concentrer sa mission sur la formation des armées locales, dans l’espoir qu’elles prennent un jour en main la sécurité de leur territoire. 
« On passe d’une logique d’opération extérieure à une logique de coopération« , résume l’état-major français, cité par l’agence de presse belge Belga. 
Emmanuel Macron va probablement s’employer à dissuader le colonel Goïta de recourir aux paramilitaires russes de Wagner, réputés proches du Kremlin et accusés de prédation et d’exactions dans les pays où ils sévissent, comme en République centrafricaine. Paris a averti que leur déploiement serait « inacceptable« . Une inquiétude partagée par les partenaires européens de la France au Sahel, réunis au sein de la force Takuba, nouveau fer de lance de l’action militaire étrangère dans la bande sahélo-saharienne.

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