Le Maroc et le Burundi ont franchi une étape décisive dans le renforcement de leurs relations bilatérales en tenant, lundi 12 mai 2025 à Rabat, la première session de leur Commission mixte de coopération.
Cette rencontre, placée sous le signe de la consolidation des liens stratégiques, a été marquée par la signature de dix accords couvrant une large gamme de secteurs

À l’issue de cette session coprésidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue burundais, Albert Shingiro, les deux responsables ont exprimé leur satisfaction quant à la dynamique que connaît leur coopération. Nasser Bourita a salué cette réunion comme une étape significative dans la consolidation des relations entre Rabat et Bujumbura, rendue possible par la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique favorable au développement d’un partenariat économique intégré.
Les dix accords signés couvrent des domaines clés tels que les finances, l’énergie, l’infrastructure, l’agriculture, la santé, le tourisme, la formation professionnelle, l’éducation, la gouvernance locale ou encore l’échange d’expertises. Une feuille de route de coopération pour la période 2025-2027 a également été adoptée.
Un partenariat tourné vers l’avenir
Le chef de la diplomatie burundaise, Albert Shingiro, a salué le nouvel élan que prennent les relations bilatérales. Il a souligné la volonté commune des deux pays de mettre en œuvre efficacement les engagements pris. À cet effet, la Commission mixte se réunira de manière alternée à Rabat et à Bujumbura, assurant un suivi régulier des projets et la définition de nouvelles perspectives.
Soutien ferme à la souveraineté du Maroc
Sur le plan diplomatique, M. Shingiro a réaffirmé le soutien « clair, ferme et durable » du Burundi à la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris le Sahara. « Nous assumons cette position avec sincérité, constance et sans équivoque », a-t-il déclaré.
Une vision commune pour l’Afrique
Abordant les enjeux continentaux, le ministre burundais a exprimé son attachement au développement de l’Afrique et à son rayonnement sur la scène internationale. Il a plaidé pour un changement de mentalités afin que le continent puisse pleinement jouer son rôle mondial. Il a aussi rappelé que le Burundi assurera la présidence de l’Union africaine à partir de février 2026, une responsabilité qu’il entend exercer avec sérieux, en comptant sur le soutien de partenaires stratégiques comme le Maroc.











