Le Roi Mohammed VI a reçu, lundi 28 avril au Palais Royal de Rabat, les chefs de la diplomatie des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) : le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette audience s’inscrit dans le cadre des liens historiques et fraternels unissant le Maroc à ces pays sahéliens
Les personnalités reçues sont Karamoko Jean Marie Traoré, ministre burkinabè des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur ; Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ; et Bakary Yaou Sangaré, chef de la diplomatie nigérienne et ministre de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur.
Une reconnaissance des actions royales en faveur du Sahel
Lors de cette audience, les ministres ont transmis au Souverain les salutations et la reconnaissance de leurs Chefs d’État. Ils ont exprimé leur gratitude pour l’attention constante que le Roi Mohammed VI porte à la région sahélienne, ainsi que pour ses multiples initiatives en faveur du développement économique et social de ces pays.
Ils ont notamment salué l’Initiative royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique. Une vision stratégique que les trois ministres ont qualifiée de capitale pour l’avenir de la région, réaffirmant leur engagement total à en accélérer la mise en œuvre.
L’AES, un cadre de coordination en pleine structuration
La rencontre a également été l’occasion pour les responsables de faire le point sur l’évolution institutionnelle et opérationnelle de l’Alliance des États du Sahel. Créée comme un mécanisme d’intégration et de coordination entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, l’AES entend renforcer la coopération régionale dans un contexte marqué par de profonds bouleversements géopolitiques et sécuritaires.

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)



![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



![Tribune | Après la tempête : le Golfe entre rivalités et réconciliations, quels chemins vers une paix durable ? [Par Pr. El Hassane Hzaine]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/MO-450x271.jpg)

