Le Conseil mauricien de la recherche et de l’innovation et l’Organisation indienne de recherche spatiale ont signé un protocole d’accord visant à développer, lancer et exploiter un satellite d’observation de la Terre pour Maurice.
Le partenariat entre le gouvernement mauricien et New-Delhi s’étale sur une période de 15 mois. Il comprend la formation d’ingénieurs mauriciens dans les installations du Centre spatial indien pour la conception et le développement de la plateforme satellite, ainsi que ses systèmes associés et sa charge utile primaire.
Cet accord intervient dans la foulée de la visite à Bengalore du ministre mauricien des Technologies de l’information, de la Communication et de l’Innovation, Darsanand Balgobin, et du président du conseil d’administration du Centre aérospatial indien, le Dr. Kaviraj Sharma Sukon. Les deux parties avaient discuté des détails techniques et des possibilités d’application pour la mise en orbite d’un satellite commun.
Le futur microsatellite sera conçu pour la télédétection à partir de l’orbite terrestre basse et permettra de renforcer les capacités d’observation terrestre de Maurice afin de prévenir et mieux combattre les feux de forêt, les inondations, l’érosion, et à développer l’agriculture, entre autres.
Le choix de l’Inde comme partenaire technique n’a pas été fait au hasard. Il y a plusieurs années, New Delhi avait signé des accords de coopération technologique avec quatre pays africains, parmi lesquels l’île Maurice. L’Inde s’était engagée à apporter un soutien substantiel au développement scientifique et technologique de ses partenaires africains. Sur le plan géopolitique, il s’agit aussi de contrer la très forte influence du rival chinois à Maurice.
![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)


Maurice

![Tribune | Les infrastructures sous-marines à l’heure des menaces hybrides : un équipement invisible, une vulnérabilité ascendante et un régime juridique inachevé [Par Pr. El Hassane Hzaine] Epine dorsale silencieuse de l'économie mondiale, les infrastructures sous-marines (câbles de données, gazoducs, pipelines) assurent le transport de plus de 99 % du trafic internet et de 22 billions de dollars de transactions financières par jour de travail (Lionel Yee Singapore CIL Conference 2025), tout en formant le socle de la transition énergétique vers l'hydrogène vert et l'éolien offshore.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Nord-Stream-450x253.jpg)



