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Mauritanie : 41 milliards détournés, révèlent les procès-verbaux du pôle anti-corruption

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Les procès-verbaux de l’enquête préliminaire concernant l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, deux anciens Premiers ministres, une bonne dizaine d’anciens membres du gouvernement, des hauts fonctionnaires et des hommes d’affaires ont été transmis au parquet de la République de Nouakchott-Ouest, le 9 mars 2021. C’est ce qu’indique un communiqué de la Direction centrale de lutte contre la criminalité économique en date du11/03/2021.

L’information la plus importante porte sur les montants déjà immobilisés estimés à sommairement, à plus de 41 milliards d’anciens ouguiyas (1,145 milliard USD) dont plus de 29 milliards revenant à «l’un des suspects ; 9 milliards à un autre suspect qui est le beau-fils du premier et environ 2,7 milliards avec un ancien directeur général d’une société nationale.» L’allusion est on ne peut plus claire à l’ancien président Aziz, à son beau-fils, Ould Msabou, et à El Merkhi, «l’ami de l’ancien chef de l’Etat» qui a passé quelques années à la tête de la société nationale d’électricité (Somelec) qui accapareraient, à eux seuls, 40,7 des 41 milliards déjà immobilisés !

Ce communiqué, fait état de ce que l’enquête préliminaire a révélé avec «l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur.»

Les faits reprochés aux personnes poursuivies dans ce qui est connu sous le nom de «dossier de la décennie 2009-2019 sont : dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, perception d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique ; intervention dans des actes commerciaux incompatibles avec la qualité de fonctionnaire en recevant et en acceptant des intérêts de contrats et adjudications, etc.

Le communiqué précise que les opérations d’investigation ont compris «la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes ; des constatations sur les lieux à Nouakchott, Nouadhibou, au Trarza et en Inchiri. Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés.»

Les biens saisis à ce jour sont constitués de sociétés dans divers domaines, des usines, des immeubles et appartements, des parcs de véhicules, des montants en banques, il s’agit là seulement de ce qui a été découvert en Mauritanie jusqu’à présent.

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