La célébration par le peuple marocain du Jubilée de règne du souverain marocain le 30 juillet 2024 nous offre l’agréable occasion pour jeter un regard rétrospectif sur l’évolution des investissements marocains en Afrique au cours des vingt-cinq dernières années

Sous son leadership, le Maroc a inscrit sa vision du développement en se basant sur ses atouts qui se fondent sur son histoire millénaire, son statut de terre de paix, de brassage civilisationnel et de cohabitation des religions et de cultures favorisés par sa position géographique au carrefour de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Europe.
L’approche royale a toujours privilégié l’ouverture économique et la coopération en l’inscrivant dans les différents agendas mondiaux, en termes de développement économique, de lutte contre le changement climatique. En outre, le leadership royal fait de la coopération Sud-Sud l’axe d’ouverture prioritaire du pays privilégiant la démarche de co-développement avec les pays frères et amis du Continent.
Le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine le 31 janvier 2017 a marqué un tournant décisif. Le pays s’est positionné comme un acteur clé du développement du continent, multipliant les initiatives de coopération économique et en soutenant les projets de développement durable.
Exemples de projets structurants lancés par le Roi Mohammed VI en Afrique
a) Gazoduc Maroc-Nigéria :
Le projet de gazoduc Maroc-Nigéria est l’un des projets les plus ambitieux lancés par le roi Mohammed VI en Afrique. Son objectif est de transporter le gaz naturel du Nigéria vers le Maroc, en passant par plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Quant à ses caractéristiques, le gazoduc s’étendra sur environ 5 660 kilomètres, traversera 13 pays africains, notamment le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie avant d’atteindre le Maroc et alimentera en gaz naturel les pays traversés, tout en permettant des exportations vers l’Europe via le Maroc. Pour ce qui est de l’impact du projet, il vise à renforcer la sécurité énergétique de la sous-région, à stimuler le développement économique, à créer des emplois et encouragera l’industrialisation et l’électrification des pays concernés, tout en favorisant la coopération et l’intégration régionale.
b) Usines d’Engrais Lancées par l’OCP au Nigéria et en Éthiopie :
Le Groupe OCP, leader mondial dans le secteur des phosphates, avait lancé deux grands projets dans ces deux pays afin de répondre aux besoins de leurs populations en engrais et de promouvoir leur agriculture de manière durable. L’usine de l’OCP au Nigéria est conçue pour produire divers types d’engrais adaptés aux besoins spécifiques des sols et des cultures locales. Le projet inclut également la mise en place d’une plateforme de mélange et de production d’engrais. L’impact attendu du projet consiste à augmenter la productivité agricole et contribuer à la sécurité alimentaire au Nigéria et d’assurer la formation des agriculteurs nigérians. Quant à l’usine d’engrais en Ethiopie, son objectif est de soutenir le développement agricole de l’Éthiopie et d’accroître la production alimentaire. Cette usine de l’OCP produira des engrais adaptés aux besoins des agriculteurs éthiopiens. Le projet prévoit également des initiatives de formation et de soutien technique aux agriculteurs locaux.Son impact consistera à stimuler la croissance du secteur agricole en Éthiopie, à promouvoir l’utilisation de pratiques agricoles durables et augmenter la production alimentaire pour répondre à la demande locale et à celle des pays d’Afrique de l’Est dont le secteur agricole est prédominant.
Impulsion royale aux investissements directs marocains en Afrique
Sous l’impulsion du souverain marocain, les autorités monétaires marocains sont facilité et encouragé les investisseurs marocains aussi bien du secteur privé que les entités du secteur publique grâce à l’adoption d’une Règlementation des Changes très favorable qui a évolué de façon très positive au cours de la période 2007-2021. En effet, dès l’année 2007 et pour la première fois, les entreprises marocaines ont été autorisé à effectuer des opérations d’investissement à l’étranger dans la limite de 50 (cinquante) millions de dirhams, soit l’équivalent de 5 (cinq) millions de dollars des Etats-Unis. Ce plafond a été révisé à la hausse pour atteindre le chiffre de 100 (cent) millions de dirhams, soit l’équivalent de 10 (dix) millions de dollars pour les investissements à effectuer en Afrique et de 50 (cinquante) millions de dirhams (équivalent à 5 millions USD) pour les investissements à effectuer dans les autres continents.
En 2021, ces deux plafonds ont été uniformisés et révisés à la hausse pour s’établir à hauteur de 200 millions de dirhams (20 millions USD) pour les investissements à l’étranger quel que soit la destination de ces investissements. Bien entendu, les investissements à l’étranger qui dépassent les plafonds précités demeurent toujours soumis à l’autorisation de l’Office des Changes, autorisation qui est toujours accordée lorsque ledit investissement s’avère bénéfique à l’économie marocaine.
Il convient de signaler à cet égard que les montants des investissements marocains réalisés à l’étranger dans le cadre des Accords ou Autorisations de l’Office des Changes représente 80% des montants globaux enregistrés au titre des investissements marocains à l’étranger. De tels investissements ont concerné plus particulièrement des secteurs phares tels que la Banque, l’Assurance, les Télécommunications, les engrais / fertilisants, la construction de grands projets d’infrastructures, etc. Les 20% restants sont constitués par des investissements réalisés par des petites et moyennes entreprises opérant dans les secteurs des médias, de l’ingénierie, de l’agro-alimentaires, du conseil etc.
Adoption d’une nouvelle charte de l’investissement
Après plus de 26 ans, et face aux évolutions économiques et technologiques rapides, le Maroc a entrepris de réformer en profondeur sa politique d’investissement en modernisant la loi-cadre sur l’investissement afin de s’adapter aux nouveaux enjeux économiques et mondiaux. La nouvelle Charte de l’Investissement, adoptée en juillet 2022 a remplacé la loi-cadre de 1995. Elle vise à rendre le Maroc plus attractif pour les investisseurs, tant nationaux qu’étrangers, et à soutenir le développement économique du pays. En outre, cette loi contient un dispositif spécifique dédié à l’expansion des entreprises marocaines en Afrique. Des aides financières sont prévues pour encourager ces investissements, à condition qu’ils ne nuisent pas à l’emploi au Maroc.
S’agissant de la gouvernance de l’investissement, une commission ministérielle a été créée. Elle est chargée notamment d’approuver les projets de conventions d’investissement établis dans le cadre du dispositif de soutien spécifique destiné à encourager le développement des entreprises marocaines à l’international et de prendre toute décision ou initiative se rapportant à la mise en œuvre de ce dispositif.
Quant au texte d’application de la Charte, il avait fait l’objet de la loi-cadre n° 03-22 formant charte de l’investissement et a été publiée dans le Bulletin Officiel N° 7152 du 15 décembre 202 objet du Dahir n° 1-22-76 du 9 décembre 2022 portant promulgation de la loi-cadre n° 03-22.
Evolution des investissements marocains en Afrique
Les investissements du Maroc en Afrique, en forte progression sous le règne du Roi Mohammed VI au cours des 25 dernières années, contribuent au renforcement de la coopération transrégionale et représente un atout pour le continent.
La situation géographique du Maroc et son niveau de développement en font un point d’entrée sur le continent africain. En parallèle, le Maroc s’étant doté d’une solide base industrielle et de services, les entreprises marocaines se tournent de plus en plus vers l’étranger, en particulier vers l’Afrique, pour se développer.
Sous l’impulsion des principales banques du pays — BMCE, Attijariwafa Bank et Banque Centrale Populaire (BCP)— ainsi que de la compagnie de télécommunications Maroc Telecom, les années 2000 ont donné lieu à une première vague d’investissements, axée sur l’Afrique de l’Ouest francophone, laquelle partage une langue et des liens historiques avec le Maroc.
À partir de 2010, les flux d’investissement se sont diversifiés vers d’autres secteurs et parties du continent, portés par des entreprises telles que l’exportateur de phosphates OCP, le groupe immobilier Addoha ou le laboratoire pharmaceutique Cooper Pharma.
OCP Africa, filiale du groupe OCP, leader mondial des engrais phosphatés, est née en 2016 avec une mission : nourrir l’Afrique. Présente dans 18 pays, cette entreprise pan-africainemet son expertise au service des agriculteurs en leur offrant des solutions fertilisantes sur mesure. Forte de sa diversité culturelle (17 nationalités) et de son réseau de 12 filiales, OCP Africa contribue activement au développement durable de l’agriculture africaine. Fort de ses investissements directs étrangers en Afrique, qui ont franchi le cap des 800 millions de dollars en 2021, le Maroc s’est positionné comme le deuxième investisseur africain du continent, derrière l’Afrique du Sud, et le premier en Afrique de l’Ouest. Cette dynamique s’explique par une orientation stratégique des entreprises marocaines vers les marchés africains, perçus comme offrant de nouvelles opportunités de croissance.
Parmi les sociétés qui ont renforcé leur présence en Afrique, hormis les grands groupes bancaires et d’assurance marocains tels que BCP, Attijariwafa Bank, BOA, Saham Group et Holmarcom considérés comme les champions nationaux, on peut citer le cas de Ciments de l’Afrique (CIMAF), détenue par la société marocaine Omnium des Industries et de la Promotion (OIP) pour renforcer la production de ciment en Afrique de l’Ouest, OCP Africa pour soutenir la sécurité alimentaire sur le continent et Dolidol, le principal fabricant de literie du Royaume, pour l’aider à développer ses activités au Nigeria.
Niveau des IDE marocains en Afrique
Selon l’Office des Change, les investissements marocains en Afrique ont été réalisés de façon ininterrompue au cours de la période 2007 – 2023 pour atteindre un chiffre cumulé de 68,7 milliards de dirhams (équivalent à 6.99 milliards US Dollars sur un total de 15,12 milliards de dollars) soit 45,40% du volume global des investissements réalisés à l’international.Ce pourcentage a représenté un pic de 92,20% en 2010 pour retomber à hauteur de 19,36% en 2023.

Plusieurs facteurs expliquent la baisse des investissements marocains en Afrique au cours de la dernière décennie :
Facteurs conjoncturels : ils sont liés à l’impact négatif de la triple crise économique, financière et agricole mondiale de 2008-2009, la concurrence d’autres investisseurs, notamment chinois, indiens et turcs qui a rendu l’environnement des affaires en Afrique plus complexe et moins favorable pour les entreprises marocaines ainsi que la pandémie du Covid-19 qui avait entraîné une contraction de l’activité économique mondiale et une réorientation des investissements vers des secteurs jugés plus sûrs.
Facteurs structurels : la baisse des investissements marocains en Afrique ont souffert de la saturation des marchés africains après une période de forte croissance, limitant les opportunités d’investissement, les difficultés d’accès au financement en raison notamment de la hausse des taux d’intérêt ou de l’aversion au risque des banques ainsi que les changements dans la réglementation des investissements en Afrique, notamment en matière de transferts de fonds ou de propriété intellectuelle qui peuvent avoir découragé certains investisseurs marocains.
Autres facteurs : Les risques politiques et sécuritaires élevés dans certains pays africains peuvent avoir dissuadé les investisseurs marocains.
Bien que la baisse des investissements marocains en Afrique soit le résultat d’une conjonction de facteurs, tant conjoncturels que structurels, le potentiel économique du continent et la volonté politique du Maroc de renforcer sa coopération Sud-Sud laissent présager une reprise de ces investissements à moyen terme. Les nombreuses opportunités offertes par les marchés africains, ainsi que les réformes entreprises par les autorités marocaines pour soutenir l’investissement à l’étranger, constituent de solides fondements pour une nouvelle dynamique.
Les défis actuels ne font que renforcer la nécessité d’adapter les approches et de renforcer les partenariats pour saisir les nouvelles opportunités qui émergent.
Répartition Sectorielle des investissements marocains en Afrique
Les investissements marocains en Afrique sont principalement concentrés dans le secteur bancaire (44,74%), suivi par l’industrie (18,55%) et les télécommunications (14,47%). Les secteurs de l’assurance, du commerce et de l’immobilier complètent le top 6, tandis que les autres activités, comme les grands travaux, l’énergie et les mines, représentent des parts plus modestes tout en contribuant à la diversification des investissements marocains sur le continent.

Renforcement du Soft Power marocain en Afrique
La présence des entreprises marocaines en Afrique, par leur présence sur le terrain et la qualité de leurs produits qui sont très appréciés par les consommateurs africains, la notoriété de leur marque en sus de la pénétration de nombreux marchés qui va se renforcer à l’avenir grâce aux opportunités offertes par la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf) dont le Maroc est un des pays membres fondateurs, contribue à renforcer le Soft Power marocain sur notre continent.
L’approche globale et les axes de coopération sud-sud adoptée par le Maroc avec ses pays frères du continent s’inscrit dans un contexte géopolitique régionale et mondiale en perpétuelles changements marqué par des foyers de tensions et de conflits sur tous les continents. En dépit de ces facteurs internes et externes que connait l’Afrique, la coopération maroco-africaine demeure constante, inclusive et multidimensionnelle. Elle couvre aussi bien les volets politiques, sécuritaires, économiques, culturelles et religieuses
A cet égard, il convient de rendre un hommage particulier pour le rôle appréciable joué par les médias et chaines de télévision marocaines qui diffusent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 des programmes dédiés au continent africain et qui accompagnent la dynamique de coopération sud-sud prônée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en contribuant à la promotion du leadership royal et de l’image du Maroc.
Le Maroc, un modèle de coopération internationale
Au cours des 25 dernières années, le Maroc a bénéficié d’un soutien financier sans précédent de la part de la communauté internationale. Des institutions comme la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International, la Banque africaine de développement (BAD), l’Union Européenne, (UE) la Banque Européenne d’Investissement (BRI), la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), la Banque Islamique de Développement (BIsD), le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social, (FADES), le Fonds de l’OPEP (OFID), le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), et de nombreux autres bailleurs de fonds bilatéraux (Fonds saoudien de développement, (FSD) Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe (FKDEA), Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (FADD), Agence Française de Développement, (AFD) Agence Allemande de Coopération Financière (KfW), Agence japonaise de de coopération internationale (JICA), Millenium Challenge Corporation,(MCC), Agence américaine de de coopération internationale (USAID), etc.) ont injecté environ 42,2 milliards de dollars US dans l’économie marocaine.
Les agences spécialisées des Nations-Unies telles que l’UNESCO, la FAO, l’OMS, l’UNICEF, le PNUD, l’UNIFEMME etc. représentent également des partenaires techniques stratégiques du royaume du Maroc.
Quant aux agences spécialisées des Nations Unies, leur coopération avec le Maroc est régie par le Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD) qui représente d’une part l’instrument de référence pour la planification et le suivi de la mise en œuvre de leurs activités pour l’atteinte du programme de développement à l’horizon 2030 et d’autre part, il matérialise l’engagement du Système des Nations Unies à accompagner le Maroc pour la réalisation de ses priorités nationales et l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.
Les investissements des partenaires techniques et financiers du Maroc ont été déterminants dans la transformation du pays. Ils ont permis de moderniser les infrastructures, de développer les énergies renouvelables, d’améliorer l’accès aux services de base (eau, électricité, santé, éducation) et de stimuler la création d’emplois, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’automobile et l’aéronautique.
Par ailleurs, les partenariats public-privé, favorisés par ces investissements, ont joué un rôle clé dans le développement de projets d’envergure. De plus, le transfert de technologies et de savoir-faire a renforcé le tissu productif marocain.
Conclusion
Le règne de Mohammed VI a été marqué par des efforts considérables pour moderniser le Maroc sur le plan économique et social, tout en renforçant sa position diplomatique et économique en Afrique et dans le monde. La diversification des relations avec les pays africains a été un pilier central de sa politique étrangère, contribuant à un ancrage plus profond du Maroc sur le continent africain.
Les projets structurants lancés par le roi Mohammed VI illustrent l’engagement du Maroc à promouvoir le développement économique et social en Afrique. Le gazoduc Maroc-Nigéria et les usines d’engrais de l’OCP au Nigéria et en Éthiopie sont des exemples concrets de cette vision, visant à renforcer la coopération régionale, à améliorer la sécurité énergétique et alimentaire, et à stimuler la croissance économique durable sur le continent africain.
L’Initiative Royale pour l’Atlantique constitue un autre projet ambitieux qui a été lancé en 2023 par le roi Mohammed VI vise à contribuer au désenclavement des pays africains du Sahel. Cette initiative prévoit la création de corridors de transport et de communication reliant les régions sahéliennes au port atlantique de Dakhla, facilitant ainsi les échanges commerciaux, la mobilité des personnes et l’accès aux marchés internationaux. En promouvant l’intégration régionale et en renforçant les infrastructures de transport, l’initiative aspire à stimuler le développement économique et social des pays du Sahel, tout en consolidant les liens de coopération entre le Maroc et ses partenaires africains.
Pour terminer, nous pourrons dire qu’en tant que plaque tournante de l’investissement en Afrique, le Maroc a su allier sa position de récepteur de capitaux étrangers au titre du financement de son économie à celle d’investisseur actif sur le continent, renforçant ainsi son influence régionale. Ce double rôle en fait un modèle apprécié de coopération Sud-Sud.




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