Tous les articles qui parlent de Francophonie - Page 2

Kinshasa et Kigali se livrent depuis des années à un bras de fer diplomatique, sur fond de conflit dans l'Est congolais, frontalier notamment du Rwanda, où l'armée de la RDC affronte à nouveau depuis 2021 le groupe armé M23, appuyé par des troupes rwandaises.

La République démocratique du Congo (RDC) va présenter l'ex-ministre Juliana Amato Lumumba, fille de la figure historique Patrice Lumumba, pour briguer en novembre 2026 le poste de Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a annoncé le gouvernement ce vendredi 27 février. L'actuelle Secrétaire générale de l'OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, ex-ministre des Affaires étrangères du président Paul Kagame dont elle est proche, bénéficie du soutien de Kigali pour un troisième mandat à la tête de l'institution qu'elle dirige depuis 2018

L’élection du prochain Secrétaire général de la Francophonie se tiendra en novembre, lors du XXᵉSommet au Cambodge. À cette échéance, il ne suffira pas de s’opposer au mandat prolongé de l’actuelle Secrétaire générale. La question dépassera le simple choix d’un nom : il s’agira de déterminer quelle orientation concrète et mobilisatrice pourrait guider l’institution dans les années à venir.

Alors que l’élection du prochain Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie se tiendra en novembre prochain au Cambodge pour un vingtième sommet, le débat ne pourra se limiter à une opposition de personnes ou de principes. À l’heure où la République Démocratique du Congo entend présenter un candidat, la question centrale sera celle d’un programme concret, enraciné dans le réel, capable de redonner à la Francophonie sa vitalité politique, culturelle et humaine, au bénéfice de ses peuples sur les cinq continents

Le franc CFA est devenu, au fil des années, bien plus qu’un instrument monétaire. Il est un symbole, parfois un exutoire, souvent un raccourci commode pour expliquer des difficultés profondes. À chaque crise politique ou sécuritaire, il revient au centre du débat, présenté tantôt comme un carcan, tantôt comme un vestige colonial à abattre pour accéder enfin au développement.  

Le débat sur le franc CFA ressurgit régulièrement dans l’espace public africain, souvent chargé de symboles et de passions. Pourtant, la souveraineté économique ne se décrète pas par une rupture monétaire. Elle se construit dans le temps long, par des institutions solides, des capacités productives réelles et des coopérations choisies. À l’heure où le continent explore de nouvelles architectures financières, l’idée d’une francophonie financière africaine mérite d’être posée avec lucidité.

Les instances de la Francophonie se réunissaient à Kigali du 18 au 20 novembre 2025 pour la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF). Une séquence marquée par l’adoption par les États et gouvernements membres de l’OIF de l’Appel de Kigali, un texte qui vise notamment à renforcer la participation des femmes à la vie citoyenne et économique et à intégrer l’égalité dans les politiques publiques de l’espace francophone. Toutefois, toute cette dynamique ne doit pas occulter le «travail de fond permanent» des écrivaines francophones chevilles ouvrières de la «promotion de la femme» dans l’espace francophone.  

Ce modèle, pensé comme émancipateur pour la métropole, a été exporté dans les colonies, contribuant à former des élites locales tout en maintenant une dépendance politique et culturelle.

  La République et l’école : un universalisme sélectif Au XIXᵉ siècle, l’école républicaine a été un instrument majeur de diffusion de l’universalisme français, mais de manière sélective et hiérarchisée. Cette période montre comment l’école façonne les esprits tout en limitant l’accès aux savoirs essentiels. Jules Ferry et ses contemporains ont façonné un projet éducatif qui enseignait le français mais restreignait l’accès à l’histoire, à la géographie et à l’esprit critique. Comme Ferry, Père fondateur de l’identité républicaine, le déclarait en 1881 : «gardons-les (à l’école) jusqu’à l’âge de 14 ans, c’est assez, bien assez puisque nous ne voulons leur rendre familiers nos beaux programmes d’enseignement primaire, que nous ne voulons leur apprendre ni beaucoup d’histoire, ni beaucoup de géographie, mais seulement le français, le français avant tout, le français et rien d’autre.»

Dans cet entretien, la députée Amélia Lakrafi revient sur des projets à divers niveaux que nourrit la famille francophone pour le futur État palestinien notamment en matière de renforcement institutionnel et démocratique de la future gouvernance palestinienne au niveau parlementaire. Cet engagement, après l’allocution du président Emmanuel Macron à la 80e Assemblée générale de l’ONU, rappelle la position de la France pour la solution à deux États et la reconnaissance de l’État de Palestine à une période où un espoir de paix renaît sur le terrain.

Dans cet entretien, la députée Amélia Lakrafi revient sur des projets à divers niveaux que nourrit la famille francophone pour le futur État palestinien notamment en matière de renforcement institutionnel et démocratique de la future gouvernance palestinienne au niveau parlementaire. Cet engagement, après l’allocution du président Emmanuel Macron à la 80e Assemblée générale de l’ONU, rappelle la position de la France pour la solution à deux États et la reconnaissance de l’État de Palestine à une période où un espoir de paix renaît sur le terrain.

Dans sa lettre à la jeunesse sénégalaise, Sall rappelle que chaque citoyen est «une espérance, une étoile qui brille.» Ce message, qui parle à la jeunesse francophone des cinq continents, traduit sa volonté d’associer société civile et nouvelles générations aux dynamiques de l’OIF – condition essentielle pour renouveler et rendre pertinente l’action de l’organisation. Le retrait annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso en mars 2025 a révélé les tensions politiques et diplomatiques croissantes avec certains pays membres. Cette rupture interroge le rôle, les limites et l’avenir d’une OIF confrontée à un monde multipolaire, plus concurrentiel et traversé par des fractures internes et régionales.

La candidature d’Amadou Lamine Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) retient l’attention bien au-delà des cercles littéraires. Lauréat du Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature française et héritier intellectuel de Léopold Sédar Senghor, il incarne l’ambition d’une francophonie qui se veut à la fois culturelle et humaine