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Ces arriérés fiscaux appelés également «reste à recouvrer» qui donnent des migraines aux argentiers du continent, se chiffrent à près de 531 milliards FCFA pour 2023 et 273 milliards pour 2024. «Ces montants concernent principalement les centres fiscaux de la Direction générale des Impôts,» précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

C’est le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations himself, Henri-Claude Oyima, qui a lancé en grande pompe mardi 14 octobre, une vaste campagne de recouvrement d’impayés d’impôts avec l’objectif de récupérer plus de 803 milliards FCFA, soit 1,4 milliard de dollars, dus par les entreprises sur les deux dernières années

Contrairement à l’IRPP, ces taxes qui seront appliquées à partir du 1er janvier 2026, ne prendront pas en compte la situation familiale ou matrimoniale du contribuable. Exit également la notion de foyer fiscal, de parts et de distinction entre personnes mariées et célibataires. Le gouvernement justifie cette réforme par «la volonté de simplifier le système, d'élargir l'assiette et de renforcer le civisme fiscal.» Il s'agit de baisser les taux et d'améliorer la pression fiscale en la rendant plus équitable, explique le ministre des Finances, Christian Yoka. L'objectif attendu est d'augmenter les recettes fiscales de 17% dès l’année prochaine tout en contenant la croissance de dépenses publiques à 3%. Une discipline budgétaire indispensable pour maîtriser l'endettement, notamment vis-à-vis du marché financier régional.

Devant une assemblée composée d’opérateurs privés, le ministre des Finances, Christian Yoka, a annoncé la semaine dernière une réforme fiscale qualifiée de «majeure» dans le cadre du projet de loi de finances 2026. La mesure la plus spectaculaire est la disparition de l'Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), du moins sous sa forme actuelle. L’IRPP sera remplacé par quatre nouveaux impôts distincts : l'Impôt sur les traitements et salaires, l'Impôt sur les revenus fonciers, l'Impôt sur les revenus des capitaux mobiliers et l'Impôt sur le bénéfice. Il s’agit en fait, d’un retour à la case-départ car c’est ce schéma qui existait avant le regroupement de ces taxes en un seul impôt général sur le revenu

Cette situation, qu’il qualifie de «délits financiers,» a poussé les autorités à agir fermement pour récupérer les fonds dus et stopper l’hémorragie financière. A partir du 1er octobre 2025, l’administration publique burkinabè n’acceptera plus les chèques comme moyen de paiement pour ses transactions. Cette mesure s’applique aux encaissements de l’État pour le règlement des impôts, des taxes, des contributions et des services divers.

Le Trésor et la Comptabilité publique du Burkina Faso mène une offensive contre le fléau des chèques en bois.
Face à un montant impressionnant de près de 34 milliards de FCFA, soit environ 51,90 millions d’euros, de chèques impayés émis au profit de l’État, le Directeur général, Bruno Raymond Bamouni, a annoncé des mesures radicales pour protéger les finances publiques

Le 4 septembre, Kodal Minerals a annoncé avoir obtenu le précieux permis d’exportation. Le premier convoi devrait très prochainement prendre la route vers le port d’Abidjan en Côte d’Ivoire, avant d’être expédié vers la Chine, chez son acquéreur, Hainan Mining.

Le gouvernement malien a donné son feu vert pour l’exportation du lithium produit à la mine de Bougouni depuis février 2025. Cette décision met fin à une longue attente de plus de six mois pour l’opérateur, la société britannique Kodal Minerals, qui ne pouvait jusqu’alors pas expédier sa production vers son acheteur chinois. La principale pierre d’achoppement était la volonté des autorités de s’assurer que le minerai soit vendu à un prix juste, en accord avec les cours internationaux

Au total, les télécoms mobiles seraient soumises à un chapelet d’une vingtaine de taxes, «une situation qui compromet les perspectives d’investissement dans le secteur, fragilise sa rentabilité et freine l’extension des services numériques à grande échelle,» s’alarme l’Association mondiale des opérateurs de téléphone mobile.

Le secteur des télécoms mobiles fait face à une pression fiscale jugée disproportionnée, déplore l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) dans une étude «Mobile Sector Taxation : Comparative Fiscal Burden in DRC Digital Infrastructure Policy Brief,» datée de juin 2025

La réalisation de l’enquête a nécessité une approche en deux phases pour l’identification des unités informelles et ce, en raison de l’absence d’une base de sondage qui couvre toutes les composantes de ce secteur, précise le HCP. Au total un échantillon de 12.391 unités de production informelles a été enquêté. Pour tenir compte des variations saisonnières, la collecte des données sur le terrain s’est étalée sur une période d'une année, d’avril 2023 à mars 2024.

Le Haut-commissariat au Plan (HCP), l’organisme officiel des statistiques au Maroc, a publié mercredi 28 mai, la mise à jour de son enquête sur le secteur informel. Cette enquête concerne toutes les unités de production non agricoles ne disposant pas d’une comptabilité.

Entre 2001 et 2023, les recettes d’impôt de l’Union sont passées de 10% à 14% du PIB, une progression modeste en deux décennies et au regard des engagements de gouvernements, estime le FMI. L’UEMOA reste en retrait par rapport aux moyennes d’autres pays d’Afrique subsaharienne et à faible revenu. Le Fonds note que si la fiscalité indirecte, notamment la TVA, s’applique dans tous les pays, son rendement demeure inégal.

A moins d’un miracle, la sous-région n’atteindra pas son objectif de recettes fiscales équivalant à 20% du PIB avant 2048, voire 2061 au rythme actuel de la mobilisation des recettes d’impôts, s’alarme le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport qu’il vient de publier. Malgré deux décennies de réformes, le ratio moyen des recettes fiscales par rapport au PIB reste figé à 14%, bien en dessous de la norme du «Pacte de convergence» de l’UEMOA, aujourd’hui mis en veille

«Lorsqu’un homme devient trop rigoureux dans un système corrompu, on ne le combat pas avec des preuves, on le met à la retraite.» Cette phrase résume le climat de suspicion qui entoure le départ précipité de celui qui, malgré ses méthodes contestées, incarnait une certaine fermeté dans la gestion des finances publiques. Pourquoi une telle mise à l’écart alors que M. Alingete n’a même pas eu l’occasion de répondre aux accusations publiques ? Que cherche-t-on à cacher au peuple congolais ?

48 heures seulement après les déclarations percutantes de l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi, accusant l’Inspection Générale des Finances (IGF) et son chef Jules Alingete de dérives institutionnelles et de conflits d’intérêt, la présidence congolaise annonce la mise en retraite anticipée de ce dernier. Coïncidence troublante ou sanction politique déguisée ?