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Les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, dont la plupart des pays africains sont des importateurs nets, devraient rester modérés. En revanche, les prix des minéraux et des métaux sont en forte hausse, en raison à la fois de goulets d’étranglement dans l’offre et d’une forte demande. Cela profitera à de nombreux pays qui sont des exportateurs nets de ces matières premières (la Zambie et la RDC pour le cuivre, le Ghana pour l’or, la Guinée pour la bauxite et le minerai de fer, entre autres).

Le groupe d’assurance-crédit à l’export, Coface, a présenté ce mardi 17 février à Paris son baromètre du risque pays 2026. Pour le Continent, l’assureur-crédit reste globalement prudent tout en mettant en avant les opportunités que représente la reprise des cours des matières premières pour plusieurs pays africains. La croissance sur le continent africain restera solide en 2026, à 4,3 %, après 4,2 % en 2025. Elle pourrait même dépasser les attentes compte tenu des perspectives pour plusieurs matières premières.

Depuis plusieurs jours, une prétendue «feuille de route» annonçant la mise en circulation prochaine d’une monnaie commune aux pays membres de la Confédération des États du Sahel — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — circule abondamment sur les plateformes numériques. Présentée comme un document technique détaillant les grandes étapes du processus, cette information a rapidement suscité commentaires, spéculations et attentes au sein de l’opinion publique.

Alors que les débats autour de la souveraineté économique et monétaire agitent l’espace sahélien, une information annonçant le lancement imminent d’une monnaie unique au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) a récemment enflammé les réseaux sociaux et certains médias. Face à cette rumeur persistante, le ministère de l’Économie et des Finances du Mali est monté au créneau pour opposer un démenti formel, dénonçant une fausse communication et appelant à la responsabilité collective dans un contexte régional sensible.

Le franc CFA est devenu, au fil des années, bien plus qu’un instrument monétaire. Il est un symbole, parfois un exutoire, souvent un raccourci commode pour expliquer des difficultés profondes. À chaque crise politique ou sécuritaire, il revient au centre du débat, présenté tantôt comme un carcan, tantôt comme un vestige colonial à abattre pour accéder enfin au développement.  

Le débat sur le franc CFA ressurgit régulièrement dans l’espace public africain, souvent chargé de symboles et de passions. Pourtant, la souveraineté économique ne se décrète pas par une rupture monétaire. Elle se construit dans le temps long, par des institutions solides, des capacités productives réelles et des coopérations choisies. À l’heure où le continent explore de nouvelles architectures financières, l’idée d’une francophonie financière africaine mérite d’être posée avec lucidité.

Toutefois, l’activité a marqué un ralentissement (tout est relatif) par rapport aux 7 % enregistrés au cours de la même période l'an dernier, principalement en raison du secteur industriel qui n'a progressé que de 0,8 %, a déclaré à la presse, le patron de l’agence de la Statistique, Alhassan Iddrisu.

L'économie ghanéenne a progressé de 5,5 % en glissement annuel au troisième trimestre 2025, grâce à une amélioration des secteurs de l'agriculture et des services, a indiqué mercredi 10 décembre l'agence nationale de la Statistique.