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Le franc CFA est devenu, au fil des années, bien plus qu’un instrument monétaire. Il est un symbole, parfois un exutoire, souvent un raccourci commode pour expliquer des difficultés profondes. À chaque crise politique ou sécuritaire, il revient au centre du débat, présenté tantôt comme un carcan, tantôt comme un vestige colonial à abattre pour accéder enfin au développement.  

Le débat sur le franc CFA ressurgit régulièrement dans l’espace public africain, souvent chargé de symboles et de passions. Pourtant, la souveraineté économique ne se décrète pas par une rupture monétaire. Elle se construit dans le temps long, par des institutions solides, des capacités productives réelles et des coopérations choisies. À l’heure où le continent explore de nouvelles architectures financières, l’idée d’une francophonie financière africaine mérite d’être posée avec lucidité.

Toutefois, l’activité a marqué un ralentissement (tout est relatif) par rapport aux 7 % enregistrés au cours de la même période l'an dernier, principalement en raison du secteur industriel qui n'a progressé que de 0,8 %, a déclaré à la presse, le patron de l’agence de la Statistique, Alhassan Iddrisu.

L'économie ghanéenne a progressé de 5,5 % en glissement annuel au troisième trimestre 2025, grâce à une amélioration des secteurs de l'agriculture et des services, a indiqué mercredi 10 décembre l'agence nationale de la Statistique.

Le cedi ghanéen (GHS) a enregistré l’un des redressements les plus marqués parmi les monnaies africaines en 2025, selon la Banque du Ghana. À la fin du premier semestre, la monnaie nationale s’était appréciée d’environ 30 % par rapport au dollar, faisant passer la parité à environ 15,56 cedis pour 1 dollar début avril à 10,28 cedis pour 1 dollar fin juin. Ce rebond a contribué à la désinflation des biens et intrants importés.

Le cedi a connu une année 2024 tumultueuse. Selon les données de Bloomberg, la devise ghanéenne était classée comme la cinquième monnaie la moins performante au monde. Mais en 2025, la tendance s’est inversée.

Pour contenir la hausse des prix et apaiser les marchés, la Banque Centrale du Congo (BCC) a décidé d’intervenir directement sur le marché des changes. En injectant des devises étrangères, notamment le dollar américain, elle a racheté du franc congolais, provoquant ainsi une appréciation temporaire de la monnaie locale.

La valeur d’une monnaie ne reflète pas toujours la véritable santé économique d’un pays. En République Démocratique du Congo, la récente appréciation du franc congolais (CDF) démontre la volonté des autorités monétaires de freiner l’inflation et de restaurer la confiance. Mais cette stabilité, bien que bienvenue, reste fragile tant qu’elle ne s’appuie pas sur une économie productive et diversifiée.

En cause : des failles jugées sérieuses dans la gouvernance et la lutte contre le blanchiment de capitaux. Pour note, la BCEAO n’a pas communiqué l’identité des 3 établissements sanctionnés.

En cette année 2025, qui devrait marquer le jubilé de palissandre de notre pays, la souveraineté politique et monétaire est au cœur des préoccupations de nos concitoyens, comme hier. C’est une question essentielle ; elle permet d’évaluer la réalité politique et économique qu’est cette ancienne colonie française, de réfléchir sur les facteurs explicatifs de son rapport à la souveraineté et d’imaginer les voies possibles ou alternatives d’un État véritablement souverain.

La Tunisie est aux prises avec une grave crise financière marquée par une dette publique élevée, une croissance faible et un accès limité au financement extérieur depuis le coup de force du président Kais Saied qui a confisqué la quasi-totalité des pouvoirs en 2021. La pression économique a poussé le gouvernement à trouver dans l’urgence des solutions pour stabiliser les finances du pays et maintenir les services publics essentiels.

Le gouvernement tunisien va solliciter en 2026 une avance exceptionnelle de la banque centrale à hauteur de 3,7 milliards de dollars, selon le projet de loi de finances 2026. L’objectif est de combler le déficit budgétaire, compte tenu de la rareté des financements extérieurs. Quelques économistes mettent en garde contre cette «planche à billet déguisée» car elle risque de relancer l’inflation