Le cedi a connu une année 2024 tumultueuse. Selon les données de Bloomberg, la devise ghanéenne était classée comme la cinquième monnaie la moins performante au monde. Mais en 2025, la tendance s’est inversée.
Le cedi ghanéen (GHS) a enregistré l’un des redressements les plus marqués parmi les monnaies africaines en 2025, selon la Banque du Ghana. À la fin du premier semestre, la monnaie nationale s’était appréciée d’environ 30 % par rapport au dollar, faisant passer la parité à environ 15,56 cedis pour 1 dollar début avril à 10,28 cedis pour 1 dollar fin juin. Ce rebond a contribué à la désinflation des biens et intrants importés.
La Banque du Ghana a souligné qu’un affaiblissement du dollar américain et des interventions ciblées sur le marché des changes, notamment une injection de 490 millions de dollars en avril, ont soutenu l’appréciation du cedi. Parallèlement, les réserves de change brutes du pays se sont redressées pour atteindre environ 11 milliards de dollars US constituant un coussin face à d’éventuels chocs. Les autorités ont toutefois insisté sur l’incertitude entourant les implications complètes de ce mouvement.
Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que cette forte appréciation pourrait nécessiter une révision des objectifs du programme ghanéen.
Les autorités monétaires ont reconnu que le sentiment du marché joue un rôle important dans la dynamique de cette appréciation durable, tandis que le ministère des Finances a affirmé que cette évolution résulte d’une planification minutieuse, et non d’une réaction brusque. Ces déclarations montrent que même les institutions les plus attentives à l’économie ne mesurent pas encore pleinement les effets en aval de cette tendance.
La Banque du Ghana a également noté que l’indice du dollar américain avait chuté de près de 11 % au premier semestre 2025, ce qui a contribué à soutenir la monnaie nationale.


![Tribune | De Suez à Ormuz (1956–2026) : Détroits au cœur de la recomposition géostratégique mondiale [Par le Prof El Hassane Hzaine] Les événements actuels dans le Golfe nous rappellent la crise de Suez de 1956, suite à la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Jamal Abdel Nasser ; cette comparaison est pertinente à plusieurs niveaux, au-delà des simples similitudes opérationnelles et des enjeux géoéconomiques du canal de Suez et du détroit d'Ormuz, des passages stratégiques pour les flottes et le commerce international.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/03/Detroit-dOrmuz--320x180.jpg.webp)


Ghana





