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Moins d’une semaine plus tard, ce mardi 10 juin, la banque africaine a tenu à rétablir sa version des faits. Elle conteste vigoureusement l’analyse de Fitch, qu’elle qualifie de fondée sur une mauvaise interprétation de ses obligations juridiques et de sa mission. Selon Afreximbank, aucune restructuration de dette n’est en cours avec ses pays membres. L’institution rappelle qu’elle opère sous un traité constitutif signé par 53 États africains, traité qui interdit expressément tout engagement de ce type hors d’un cadre légal strict.

Après la dégradation de sa note de crédit par l’agence Fitch, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) contre-attaque. L’institution financière dénonce une interprétation erronée de son cadre juridique et une lecture inexacte de ses risques financiers. Le débat relance les tensions entre agences de notation et institutions africaines

Le rapport met en avant des perspectives de croissance positives, ainsi que des réformes fiscales appuyées par le Fonds monétaire international (FMI), tout en mettant en garde contre la trop forte dépendance aux matières premières.

Dans une note de synthèse publiée le 29 avril, l’agence de notation financière Moody’s Ratings a maintenu la note B3 de la République démocratique du Congo (RDC), avec une perspective stable. En dépit de l’incertitude liée à la déstabilisation des provinces du Kivu, les analystes de Moody’s soulignent «les forces et le potentiel économiques du pays.»

L’annonce de l’insincérité des comptes publics a été un choc pour l'arrangement en cours avec le FMI, car elle modifie le chemin fiscal convenu, relèvent les analystes d’Allianz Trade. Selon de nouvelles estimations, le déficit budgétaire s'élevait à 11 % du PIB en 2024, au lieu des 5,5 % affichés. Résultat, une renégociation avec le FMI est en cours. Le nouveau ministre des Finances a assuré aux créanciers internationaux que le nouveau gouvernement travaillera à ramener le déficit budgétaire à 3 % d'ici 2027.

Dakar n’en a pas fini de payer les conséquences du tripatouillage des comptes de l’Etat sous l’ancien régime. Dans une note du 28 mars dernier, l’assureur-crédit Allianz Trade a dégradé la note risque pays du Sénégal, passée de C2 à C3 du fait d’une aggravation de 25 % du ratio dette/PIB, conséquence d’une dette non déclarée entre 2019 et 2024, justifie le premier groupe européen d’assurance-crédit

Maputo a procédé à son deuxième échange de dette en monnaie locale en mars 2025, les investisseurs ayant présenté des obligations d'une valeur d'environ 3,7 milliards de meticals- la devise nationale, soit 54 millions de dollars. Le montage consistait à échanger les obligations initiales à quatre ans arrivant à échéance en mars 2025, avec un coupon annuel de 16,43 %, contre de nouvelles obligations à cinq ans portant un taux d'intérêt de 14,25 %.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings, ex-Standard & Poor’s, a abaissé jeudi 21 mars, la note souveraine à long terme en monnaie locale du Mozambique, de «CCC-» à «SD.» Ce qui veut dire que le pays est désormais en situation de défaut «sélectif» et qu’il ne pourrait se financer qu’à des conditions très onéreuses sur le marché

Bloomfield Intelligence a pour objectif de rendre l’analyse économique et financière plus adaptée aux réalités africaines, en particulier pour les décisions d'investissement, les politiques publiques et les stratégies économiques et sociales. La filiale propose des outils innovants comme Bloomfield Tigran, une plateforme d’évaluation de la qualité de crédit des entreprises utilisant des données en temps réel. Elle offre également des rapports sectoriels détaillés, un indice des performances mensuelles des secteurs privés africains (Bloomfield Private Index), ainsi qu’une prévision de la croissance économique des pays africains (Bloomfield Forecast), calculée mensuellement, trimestriellement et annuellement.

Bloomfield Group a inauguré le 30 janvier 2025 sa nouvelle filiale dédiée à l’intelligence économique et financière en Afrique, Bloomfield Intelligence. Basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, cette filiale était déjà présente sous forme de département au sein de Bloomfield Investment Corporation, une agence de notation fondée par l’entrepreneur ivoirien Stanislas Zézé en 2015.

Au terme de l’évaluation, Coris Invest Group a en effet décroché des notes de crédit en monnaie locale de «A» équivalant à un risque faible à long terme et «A2», renvoyant à un risque faible à court terme. Selon la grille de l’agence Bloomfield, ces notes témoignent de la solidité et de la stabilité de la holding.

La holding Coris Invest Group détenue par l'homme d'affaires burkinabè Idrissa Nassa, a obtenu sa première notation financière émise par l'agence Bloomfield Investment. Le moins que l’on puisse dire est que ce premier essai a été brillamment réussi

Les perspectives négatives reflètent quelque part, le doute de Standard & Poor’s de la capacité de Brazzaville de rétablir et de mettre de l’ordre dans ses finances publiques à court terme. «Elles traduisent le fait que nous sommes susceptibles de considérer l'échange de dette sur le marché régional annoncé récemment comme une opération en difficulté si elle est mise en œuvre. Cela indique également que les pressions sur la liquidité augmentent le risque d'un non-remboursement ou d'une restructuration de l'unique euro-obligation libellée en dollars du Congo», décryptent les analystes de l’agence de notation.

L’agence de notation financière Standard & Poor’s (S&P Global Ratings) a abaissé mercredi 30 octobre, les notes de crédit souveraines à long et à court terme en monnaie locale du Congo-Brazzaville de «B-/B» à «CC/C». Même sanction pour le rating concernant les emprunts souverains en devises qui passe de «B-/B» à «CCC+/C», assorti de perspectives négatives. Ce qui signifie que d’ici six mois, si la situation financière du pays n’évolue pas, sa note souveraine pourrait être dégradée pour se situer dans la redoutée catégorie de «défaut», celle qui regroupe des Etats en dépôt de bilan