Une équipe des fonctionnaires du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Laura Jaramillo vient d’achever une mission à Rabat au titre de l’article IV des statuts du Fonds. Dans un communiqué publié jeudi 12 février au terme des échanges avec les autorités, elle salue les performances économiques du Royaume, la lisibilité de la politique monétaire et la très bonne tenue des rentrées d’impôts. Voici l’essentiel des messages des experts du FMI
La croissance économique prévue pour 2025, estimée à 4,9 %, a été stimulée par la vigueur des secteurs de l’agriculture, de la construction et des services. Cette dynamique devrait se poursuivre en 2026, avec une croissance attendue à 4,9 %, soutenue par les investissements publics et privés et la reprise de la croissance du PIB agricole.
L’inflation s’est établie en moyenne à 0,8 % en 2025, reflétant une faible inflation alimentaire, et devrait progresser graduellement vers 2 % d’ici mi-2027, soutenue par le renforcement de la dynamique de croissance.
Côté finances publiques, le déficit du compte courant devrait se creuser modérément, malgré la hausse des recettes touristiques, financée en partie par l’augmentation des investissements directs étrangers. Le niveau des réserves de change demeure adéquat, et les risques pesant sur les perspectives économiques globalement équilibrés.
Les retombées des réformes fiscales récentes
Les recettes fiscales ont atteint 24,6 % du PIB en 2025, et enregistrent une forte hausse par rapport aux deux années précédentes. Cette dynamique tient aux récentes réformes fiscales et à une très nette amélioration de la levée d’impôts. Ainsi, le déficit budgétaire a été réduit à 3,5 % du PIB, contre 3,8 % prévus, malgré le fait qu’une partie des recettes excédentaires ait servi à financer des investissements et des transferts aux entreprises publiques. Le FMI suggère d’épargner au moins une partie de la plus-value des recettes afin de renforcer les marges de manœuvre budgétaires. Cette mesure pourrait dégager des ressources pour investir davantage dans le capital humain.
Pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par l’accélération des investissements publics, il est indispensable de gérer avec soin les risques – notamment budgétaires et économiques- et de garantir un investissement accru dans le capital humain, en particulier dans la santé et l’éducation.
Les experts du FMI se félicitent des progrès accomplis dans le renforcement du cadre budgétaire à moyen terme et de la gestion des investissements publics, notamment des mesures prises en vue de l’adoption d’une nouvelle règle budgétaire. Ils insistent sur «la poursuite des efforts pour identifier, quantifier et surveiller les risques budgétaires, en particulier ceux liés aux entreprises publiques, et d’améliorer la communication d’informations dans le Cadre budgétaire à moyen terme.»
Politique monétaire, Bank Al Maghrib tient le cap
La mission du FMI salue l’orientation actuelle de la politique monétaire, elle encourage la Banque centrale à poursuivre sa transition vers une plus grande flexibilité du taux de change dans le cadre de sa mise en place d’un cadre de ciblage de l’inflation. Elle salue également les réformes mises en œuvre par Bank Al-Maghrib concernant les créances en souffrance et encourage les efforts visant à renforcer la résilience du système financier face aux risques émergents.
La création d’emplois durables demeure un enjeu majeur qui exige des réformes favorisant un secteur privé plus dynamique et une meilleure réactivité du marché du travail. Dans ce contexte, il est essentiel d’accélérer les réformes des entreprises publiques afin d’améliorer leurs performances et leur gouvernance, de renforcer la concurrence et de garantir la neutralité du marché entre le secteur public et le privé
Les experts du FMI se félicitent de la mise en œuvre en cours du Plan emploi 2030, qui offre un cadre global pour réduire le chômage grâce à des politiques actives du marché du travail et à un soutien accru aux jeunes sans diplôme.





Maroc


![Tribune | : Puissance, droit et imagination : pour une lecture francophone de la coercition économique [Par Benoist Mallet Di Bento]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Coercition-1-1-450x253.jpg)
![Éclairage | Taxer le mobile money : l’erreur que l’Afrique s’apprête à répéter [Par Fiacre E. Kakpo]](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/monetique-450x253.jpg.webp)
![Éclairage | L’Interdépendance Nord-Sud entre complémentarité et instrumentalisation : les relations Maroc-Europe (2000-2025) [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ces événements m’ont poussé à me poser la question si l’Afrique et le Maroc subissent un jour le revers de la médaille de l’interdépendance avec l’UE si jamais ils s’obstinent à s’affranchir définitivement de cette organisation politico-économique sui generis européenne et de leurs anciennes métropoles comme c’est le cas des pays du Sahel.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Ue-450x253.jpg.webp)
