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Moussa Faki Mahamat : Les obstacles à l’inclusion des jeunes en Afrique sont à rechercher du côté de la gouvernance

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Les obstacles à l’inclusion des jeunes en Afrique sont à rechercher du côté de la gouvernance, a affirmé mardi le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

«Nous devons, certes, avoir le courage de reconnaître que les obstacles à l’inclusion des jeunes sont à rechercher du côté de la gouvernance. L’Etat de droit, l’acquisition et la sauvegarde des droits politiques, économiques, culturels et sociaux sont à placer au cœur palpitant de cette gouvernance », souligne Moussa Faki Mahamat dans un message à l’occasion de la célébration ce 1er novembre de la journée de La Jeunesse africaine.

La multiplicité des obstacles pousse, parfois, certaines franges de la jeunesse africaine à développer, sous le poids des souffrances liées au sous-emploi, une perception brumeuse d’eux-mêmes, de leur avenir, de leurs pays respectifs et de l’Afrique, a relevé le président de la Commission.

Un coup d’œil sur le nombre de jeunes africains qui périssent sous la torride chaleur du désert, dans les froides et impitoyables eaux de la Méditerranée, en quête d’un paradis imaginaire localisé dans d’autres continents que le leur, atteste d’un mal-être qui est loin d’être favorable à la production d’idées novatrices dont se nourrit tout processus de développement authentique, a déploré Moussa Faki Mahamat.

Pour le président de la Commission, la participation et l’inclusion des jeunes sont appelées à se traduire par un apport de sang neuf aux différents débats à travers un renouvellement d’idées. Un état d’esprit positif, pétri de résilience, de patience, trempé aux vertus de la probité et de la foi active en l’avenir, reste le garant de la triple efficacité politique, économique et sociale, a-t-il noté.

« J’invite donc les jeunes, qu’ils soient sur le continent ou dans la diaspora, à briser tous les obstacles limitatifs de leur vitalité et de leur énergie transformatrice du continent », a dit le président de la Commission, ajoutant que l’Afrique devra donc, dans les années et décennies à venir, compter sur la compétence scientifique et technologique de sa jeunesse d’aujourd’hui pour accroitre son aptitude concurrentielle dans un monde de plus en plus interdépendant, dominé par la froide logique de la compétition globale.

La jeunesse africaine et les leaders africains se sont donc inscrits dans un contexte de plaidoyer permanent dans l’intérêt d’une compréhension mutuelle des différents défis qui assaillent la jeunesse, souligne le président de la Commission de l’Union africaine, relevant que les résultats peuvent tarder, mais le plus important est d’être en route, en marche vers la quête raisonnée d’un mieux-être individuel et collectif.

La célébration du 1er novembre, consacrée comme journée de la jeunesse africaine, rappelle par son institutionnalisation, « l’importance que nos leaders attachent à la jeunesse, mentionnée dans le préambule de la Charte africaine de la jeunesse comme la plus grande richesse du continent. Estimée à 482 millions, la démographie de la jeunesse s’inscrit dans une projection de croissance de l’ordre de 850 millions à l’horizon 2050 », a-t-il soutenu.

 

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