L’Organisation mondiale de la santé a déclenché mercredi 14 août son plus haut niveau d’alerte sanitaire au niveau international face à la résurgence des cas de Mpox en Afrique
Les 15 membres du comité ayant participé à la réunion pour prendre la décision « ont tous » estimé que les critères étaient réunis pour déclarer une urgence de santé publique internationale en ce qui concerne l’épidémie de Mpox. Avant l’OMS, l’Agence de santé publique de l’Union africaine, Africa CDC, a déclaré le mardi 13 août l’épidémie urgence de santé publique.
lors d’une conférence de presse le Directeur général de l’OMS, le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que le comité d’urgence qui s’est réuni lui a fait savoir qu’à son avis, « la situation constitue une urgence de santé publique de portée internationale ». Un avis qu’il a accepté.
Seul le chef de l’OMS peut lancer l’urgence de santé publique de portée internationale, sur les conseils d’un comité ad hoc d’experts.
Stopper le Mpox
L’OMS avait déjà pris une telle décision en 2022, lorsqu’une épidémie de mpox – portée par le clade (groupe) 2b – s’était étendue à travers le monde. L’épidémie actuelle, partie de la RDC et pour l’heure circonscrite en Afrique, a ses spécificités, en premier lieu un virus plus contagieux et dangereux. Elle est provoquée par le clade 1 et par une variante encore plus dangereuse, le clade 1b dont le taux de mortalité est estimé à 3,6%.
Mardi 11 août, quand l’agence de santé de l’Union africaine avait déclaré une « urgence de santé publique », son plus haut niveau d’alerte, elle avait lancé un « appel clair à l’action » pour enrayer la propagation de l’épidémie.
Un total de 38.465 cas de cette maladie, anciennement connue sous le nom de variole du singe ont été recensés dans 16 pays africains depuis janvier 2022, pour 1.456 décès, avec notamment une augmentation de 160% des cas en 2024 comparé à l’année précédente, selon des données publiées la semaine dernière par l’agence de santé Africa CDC.
Pour une riposte mondiale
« L’OMS s’engage, dans les jours et les semaines à venir, à coordonner la riposte mondiale, en collaborant étroitement avec chacun des pays touchés et en tirant parti de sa présence sur le terrain, afin de prévenir la transmission, de traiter les personnes infectées et de sauver des vies », assure le Dr. Tedros.
Décréter l’alerte maximale au niveau mondial « peut permettre à l’OMS d’accéder à des fonds pour les interventions d’urgence. Pour le reste, les mêmes priorités demeurent : investir dans la capacité de diagnostic, la réponse de santé publique, l’aide au traitement et la vaccination.
Le Mpox est une maladie virale qui se propage de l’animal à l’homme mais qui se transmet aussi par contact physique étroit avec une personne infectée par le virus.
En 2022, une épidémie mondiale, portée par le sous-type clade 2, s’est propagée dans une centaine de pays où la maladie n’était pas endémique, touchant surtout des hommes homosexuels et bisexuels.
L’OMS avait alors décrété l’alerte maximale en juillet 2022 face à cette flambée de cas dans le monde, puis l’avait levée moins d’un an après, en mai 2023. L’épidémie avait fait quelque 140 morts sur environ 90.000 cas.





![Côte d’Ivoire | Santé : l’Etat accélère la modernisation de ses infrastructures pour rapprocher les soins des populations [Par Moda Assié] Aujourd’hui, 82 % de la population vit à moins de cinq kilomètres d'un centre de santé, contre 66 % en 2011. Sur la même période, l'espérance de vie est passée de 56,8 à 62,3 ans, et le ratio de mortalité maternelle a reculé de 614 décès pour 100 000 naissances vivantes à 153 en 2023, selon les données du ministère.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Nouvel-hopital-General-de-Meagui-450x257.jpg)





