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Niger : Une économie en bonne santé

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Mahamadou Issoufou

Mahamadou Issoufou, Président de la république du Niger

« L’économie du Niger fonctionne globalement bien, en dépit d’une conjoncture extérieure difficile. En 2013, le PIB a augmenté de 4,1 %, sous l’impulsion du secteur primaire. Le programme gouvernemental encourageant la vente de céréales à des prix modérés, afin de venir en aide aux couches vulnérables de la population et d’améliorer le fonctionnement des marchés, a contribué à maîtriser le taux d’inflation à 2,3 % en 2013. La marge de manœuvre budgétaire limitée et la faible capacité d’absorption ont ralenti la réalisation des investissements publics visant à promouvoir la croissance et la réduction de la pauvreté ». C’est la conclusion de la mission du Fonds monétaire international conduite par Cheikh Anta Gueye qui s’est rendue à Niamey du 22 au 26 juin 2014 pour la quatrième revue du programme économique et financier du Niger appuyé par le FMI dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC). En effet, selon le FMI, les perspectives économiques du Niger à moyen terme restent favorables et les autorités ont réaffirmé leur volonté de tenir le cap en maintenant le programme économique conformément à la voie tracée. La croissance devrait rebondir à 6,3 % en 2014, essentiellement sous l’impulsion des secteurs minier et agricole. Egalement, le taux d’inflation moyen restera maîtrisé si les tendances actuelles se poursuivent.

Aux bas mots, aux yeux du FMI, la mise en œuvre du programme était globalement satisfaisante à fin décembre 2013. Tous les critères de réalisation quantitatifs ont été observés, à l’exception du financement intérieur net de l’État, le léger dépassement (environ 0,7 % du PIB) étant dû à des dépenses imprévues pour assurer la sécurité alimentaire et la sécurité nationale. Les objectifs budgétaires (solde de base, recettes publiques, dépenses de lutte contre la pauvreté et réduction des arriérés de paiement intérieurs) ont été atteints, certains avec une marge confortable. Par contre, des retards ont été observés dans la mise en œuvre des réformes structurelles, en particulier de celles qui visent à renforcer la gestion des finances publiques.

Les autorités nigériennes ont réaffirmé leur volonté de tenir le cap en maintenant le programme économique dans la voie tracée. Elles préparent une loi de finances rectificative pour faire face aux difficultés qui se profilent, et il est important de veiller à mobiliser les recettes et à maîtriser les emprunts, afin de préserver la viabilité de la situation budgétaire dans les années à venir. La mission et les autorités se sont entendues sur un calendrier révisé de réformes structurelles.

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