Le gouvernement nigérien envisage de fusionner Niger Telecom, l’opérateur public et Zamani Telecom, un opérateur privé qui appartient à l’homme d’affaires nigérien Mahamed Rissa et son partenaire malien, Moctar Thiam.
C’est une opération «reconquête» ou plutôt, de mainmise du gouvernement nigérien sur le secteur télécoms que vient d’annoncer le ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie numérique, Sidi Mohamed Rahilou. Au terme du schéma envisagé par Niamey, l’Etat deviendra l’actionnaire majoritaire de la nouvelle entité qui naîtra de la fusion de Niger Telecom, détenue à 100% par l’Etat et de l’opérateur privé Zamani, qui sera donc nationalisé.
Niger Telecom est née en 2016 de la fusion réussie de la Société nigérienne des télécommunications (Sonitel) et de sa branche mobile, la Société sahélienne de communication (SahelCom). Zamani Telecom elle, a été créée en 2019 suite à l’acquisition d’Orange Niger par le Nigérien Mohamed Rissa et l’homme d’affaires malien Moctar Thiam.
Officiellement, le projet de fusion de Niger Telecom et Zamani Telecom s’inscrit dans le cadre de «la volonté du gouvernement de repositionner l’Etat sur un marché télécoms dominé par le secteur privé.» Peu de gens croient à la raison avancée par les autorités de Niamey. Il s’agit probablement de mettre au pas les opérateurs télécoms sans compter la mainmise sur les flux financiers que génère ce secteur partout sur le continent. Mais le message envoyé aux investisseurs est catastrophique.
Au 31 décembre 2022, les trois opérateurs télécoms privés au Niger – Airtel, Moov Africa et Zamani- contrôlaient un parc d’abonnés estimé à 15,04 millions contre seulement 333.702 pour la société publique Niger Telecom, selon les données du régulateur. Le secteur privé contrôle également 99,9 % du marché de l’Internet.





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