Le géant énergétique anglo-néerlandais Shell annonce dans un communiqué daté du 29 mai dernier, l’acquisition pour 510 millions de dollars, de 12,5% détenus par le français TotalEnergies, dans le champ pétrolier offshore Bonga, situé au large des côtes nigérianes
Cette transaction stratégique porte désormais la part de Shell dans ce gisement à 67,5 %, consolidant ainsi son rôle d’opérateur principal sur l’un des actifs les plus structurants du secteur offshore au Nigeria.
L’opération, qui reste soumise aux approbations réglementaires, devrait être finalisée d’ici fin 2025. Cette acquisition illustre la stratégie de recentrage de Shell sur les ressources en eaux profondes, après avoir cédé en mars dernier, ses actifs onshore nigérians, exposés aux risques environnementaux et sécuritaires, à un consortium local mené par le groupe Renaissance. Avec cette montée au capital, Shell réarme son engagement dans l’offshore nigérian, un segment jugé plus stable et techniquement maîtrisé.
Le champ pétrolier de Bonga, entré en production en 2005, est développé autour d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement dotée d’une capacité de 225 000 barils/jour.
Outre Shell, les autres partenaires du champ Bonga sont Esso Exploration and Production Nigeria (filiale d’ExxonMobil) avec 20 %, et Agip qui conserve 12,5 %.
Le retrait de TotalEnergies traduit une poursuite de son recentrage stratégique, visant à arbitrer ses actifs en faveur de projets à plus forte rentabilité carbone ou axés sur la transition énergétique.





Nigeria





