Le Roi Charles a accueilli mercredi 18 mars le Président nigérian Bola Ahmed Tinubu au château de Windsor, dans le cadre de la première visite d’État d’un dirigeant nigérian en 37 ans, qui vise à renforcer les liens bilatéraux
Alors que les échanges commerciaux entre les deux pays atteignent des niveaux records, Charles profite de cette visite de deux jours pour mettre en lumière les liens culturels et commerciaux profonds qui unissent les deux nations. La visite d’Etat du Président nigérian, n’incluait pas de déjeuner car Tinubu est un musulman pratiquant qui jeûne pendant le Ramadan.
La Grande-Bretagne abrite une importante diaspora nigériane, avec environ 300 000 Nigérians vivant au Royaume-Uni. Parmi les personnalités britanniques d’origine nigériane les plus en vue figure Kemi Badenoch, principale dirigeante de l’opposition conservatrice et première femme noire à diriger un grand parti politique britannique. Elle est née à Londres de parents nigérians.
Charles a passé l’après-midi à montrer à Tinubu des objets liés au Nigéria provenant de la collection royale, accompagné de leurs épouses, la reine Camilla et Oluremi, et de l’héritier du trône, le prince William, et de son épouse Kate. Parmi les objets figuraient un manuscrit écrit par Ben Okri, le poète et romancier britannique d’origine nigériane, qui fut le premier écrivain noir à remporter le prix Booker Prize, et un trône yoruba, brodé de milliers de petites perles colorées, que le Nigeria avait offert à la mère de Charles, la défunte reine Elizabeth, en 1956. La visite de Tinubu comprenait également un passage sur la tombe d’Elizabeth, dans la chapelle Saint-Georges, pour y déposer une gerbe de fleurs.
Le Premier ministre Keir Starmer devait rencontrer Tinubu ce jeudi 19 mars, tandis que l’épouse du Président, Oluremi, de confession chrétienne, était attendue au palais de Lambeth, la résidence londonienne de l’archevêque anglicane de Canterbury.





Royaume Uni
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




