Selon l’agence de notation Fitch Ratings, le PIB du Nigeria pourrait atteindre 687 milliards de dollars cette année. Cette prévision positive masque cependant quelques fragilités, et dépend en grande partie des prix du pétrole sur le marché mondial.
Les analystes de Fitch tempèrent : «notre prévision d’une accélération de la croissance en 2022 repose largement sur l’hypothèse d’une augmentation de la production pétrolière et d’un maintien des prix à un niveau élevé»
L’effet des politiques publiques économiques sur cette performance risque d’être moindre, en raison du fait que l’année 2022 précède celles des élections générales de 2023, avec pour implication une pause sur les dépenses publiques. Fitch pense que cela aura un effet positif sur l’équilibre budgétaire, avec un déficit (manque de ressources pour le budget) de 3% du PIB contre 4% en 2020.
La première économie africaine en termes de taille de marché potentiel (210 millions d’habitants) devra pourtant effectuer des choix difficiles. L’année 2021 s’est achevée sur une hausse consolidée des prix de l’ordre de 17%. Mais pour certains produits alimentaires, les populations en décembre dernier ont parfois payé 45% de plus que l’année 2020, pour les mêmes quantités de produits.
Les décisions de la Banque centrale sont aussi attendues. Elle maintient son taux directeur à 11,5% et elle a prévu que ce niveau restera inchangé jusqu’à la fin de l’année 2022.





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