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Port-Louis s’apprête à devenir le centre de gravité d’une nouvelle bataille financière africaine. Retenue comme juridiction principale après une sélection menée sous l’égide du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), Maurice accueillera le siège d’AfCRA. L’Union africaine avait confirmé ce choix en février, tout en ouvrant la porte à d’autres implantations régionales.

Le 7 octobre, à Maurice, l’Union africaine donnera officiellement naissance à l’African Credit Rating Agency. Derrière cette nouvelle agence de notation, le continent veut corriger ce qu’il considère comme une mauvaise évaluation de son risque. Mais pour convaincre les marchés, AfCRA devra surtout démontrer qu’elle sait dire non aux États.

Fitch a fondé son évaluation sur une dynamique de croissance de l’économie ivoirienne : Après une progression de 6,5% du PIB en 2025, la croissance s’établirait à 6,3% cette année. A ce niveau de performance, fait remarquer Fitch, la Côte d’Ivoire affiche le double du taux médian des pays notés « BB ».

La signature de la Côte d’Ivoire garde une cote élevée sur les marchés financiers internationaux. L'agence de notation financière Fitch Ratings a confirmé la note souveraine de long terme du Trésor à «BB» assortie d’une perspective stable. Ses analystes soulignent «la vigueur de la croissance économique, la qualité de la gestion budgétaire et la résilience du cadre macroéconomique malgré un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques.»

Cette évaluation conforte le statut «Investment Grade» de la Banque et la positionne parmi les institutions les mieux notées du continent. Elle s’inscrit également dans la continuité des notations attribuées par les autres agences de notation tout en se distinguant favorablement, en positionnant la BOAD deux crans au-dessus de sa notation Moody’s (Baa1) et trois crans au-dessus de celle attribuée par Fitch Ratings (BBB).

C’est devant un parterre d’investisseurs et de chefs d’entreprise à l‘Africa CEO Forum qui se tient à Kigali, que la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a annoncé avoir obtenu sa notation inaugurale auprès de la Japan Credit Rating Agency (JCR). L’agence de notation financière nippone a attribué à l’Institution la note d’émetteur à long terme «A», assortie d’une perspective stable.

La crise est telle, que les réserves de change du pays ont également fondu pour se retrouver en dessous de zéro mois d’importations des biens et services à fin septembre 2025, révèle la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) dans son dernier rapport sur la politique monétaire. Ce qui signifie que pour financer ses importations, le Gabon ayant consommé sa quote-part dans la cagnotte commune des six pays de la Cemac (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, Tchad et Congo-Brazzaville), Libreville compte sur la solidarité de ses partenaires.

Le ministre des Finances gabonais, Henri-Claude Oyima, n’aura pas eu le temps de fêter le passage au nouvel an. Son patron, le Président Brice Oligui Nguema l’a limogé jeudi 1er janvier, alors que le pays est aux prises avec une pénurie sans précédent de liquidités et une accumulation des arriérés du Trésor envers ses fournisseurs et les adjudicataires des marchés publics.

La banque américaine Citigroup est le chef de file de cette opération qui porte sur l’obligation lancée en novembre, qui avait permis à Brazzaville de lever 670 millions de dollars, sa première émission de ce type depuis près de vingt ans ! Le titre, assorti d’un coupon de 9,875 % et à échéance novembre 2032, prévoit un remboursement du principal en cinq tranches annuelles égales à partir de 2028. La réouverture permet de lever des ressources additionnelles sur cet instrument existant, les nouveaux titres étant placés au prix du marché, afin de tirer parti de l’intérêt suscité par l’émission initiale, d’améliorer la liquidité du titre et de limiter les coûts de transaction.

Un mois après son retour sur les marchés financiers internationaux, Brazzaville remet le couvert. Le ministère des Finances a annoncé mardi 16 décembre, la réouverture de l’obligation souveraine émise en novembre 2025, pour un montant additionnel de 260 millions de dollars, signe de la volonté du gouvernement de s’inscrire durablement dans une stratégie de financement externe, malgré un profil de crédit jugé fragile par les agences de notation.