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Paiements électroniques : 40 milliards de dollars en 2025 en Afrique

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Le marché des paiements électroniques domestiques offre de belles perspectives de croissance en Afrique, où 5 à 7% seulement des transactions passent par des canaux numériques.   

Les revenus des divers acteurs du marché des paiements électroniques domestiques en Afrique devraient enregistrer une croissance de 20% par an durant les trois prochaines années pour atteindre 40 milliards de dollars en 2025, estime le cabinet de conseil en stratégie McKinsey & Co dans un rapport publié le 7 septembre. 

Ce taux est environ trois fois plus élevé que celui des revenus des acteurs du marché des paiements électroniques nationaux (hors paiements transfrontaliers) à l’échelle mondiale, qui devrait se limiter à 7% par an, ajoute le cabinet.

Les experts de MC Kinsey précisent également que les acteurs africains du secteur (banques, opérateurs télécoms, fintech, sociétés de transfert d’argent) ont engrangé 24 milliards de dollars de revenus en 2020, dont 15 milliards de dollars provenant des paiements électroniques domestiques.

Les revenus issus des paiements électroniques domestiques ont été générés par 47 milliards de transactions d’une valeur globale de plus de 800 milliards de dollars.

En Afrique comme ailleurs, les paiements mobiles ont bénéficié des vents porteurs liés aux restrictions sanitaires imposées lors de la pandémie de Covid-19. Ainsi, le Nigeria a par exemple enregistré un record de 800 millions de transactions de mobile money en 2020 alors que les achats en ligne ont connu une croissance de 40% en Afrique du Sud durant les confinements décrétés par les autorités en 2020 et 2021.

Malgré cette forte croissance, le marché des paiements électroniques offre d’énormes marges de progression sur un continent où le cash est encore archi dominant. Seulement 5 à 7 % des paiements réalisés en Afrique passent par des canaux numériques, contre plus de 50 % en Turquie par exemple.

Cinq pays leaders

McKinsey estime que cinq pays, qui ont opéré une transition digitale plus rapidement que les autres, offrent les meilleures perspectives de croissance. Il s’agit de l’Egypte, du Ghana, du Kenya, du Nigeria et de l’Afrique du Sud. « Il est probable qu’environ 50% des revenus des acteurs du marché des paiements électroniques au cours des prochaines années proviennent de ces cinq pays », souligne le cabinet, estimant que la croissance la plus rapide devrait être enregistrée au Nigeria (35 % par an).

McKinsey assure que les fintechs continueront d’occuper une place plus prépondérante grâce à leurs solutions technologiques innovantes. Les consommateurs sont déjà passés des comptes de mobile money de base offrant des services de transferts d’argent de pair à pair (P2P) à des portefeuilles électroniques offrant des services financiers plus complets, dont le paiement des factures, le paiement des achats, l’épargne, les prêts et les produits d’assurance.  

Les fintechs stimulent également l’adoption du paiement électronique par les petites et moyennes entreprises (PME). L’Afrique compte en effet environ 90 millions de PME, dont environ 80 % sont des entreprises informelles qui sont délaissées par les banques pour des raisons réglementaires ou des considérations liées aux coûts opérationnels.

Le rapport fait aussi remarquer que le marché des paiements électroniques recèle encore des opportunités pour les banques africaines puisque les cartes de paiement demeurent l’un des canaux les plus privilégiés, en raison notamment de leur forte pénétration sur des marchés clés comme l’Egypte, le Maroc et l’Afrique du Sud.

 

 

 

   

 

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