L’Ethiopie et la France ont signé un accord bilatéral de restructuration de la dette mercredi 11 février. C’est le premier deal de ce type conclu entre Addis-Abeba et un membre du Comité officiel des créanciers dans le cadre commun du G20
Cet accord intervient après la signature, en juillet 2025, d’un mémorandum d’entente entre l’Éthiopie et le Comité, officialisant le traitement de la dette convenu en mars 2025 et offrant un allègement de plus de 3,5 milliards de dollars US.
A rappeler que, début 2021, le gouvernement éthiopien avait sollicité une restructuration de sa dette extérieure dans le cadre commun du G20, avant de se retrouver en défaut de paiement sur son unique euro-obligation en décembre 2023. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la dette éthiopienne est jugée insoutenable, principalement en raison du poids théorique des recettes des exportations absorbées par le service de la dette extérieure.
Parallèlement à l’accord bilatéral de restructuration de la dette conclu mercredi 11 février, Paris a signé un nouveau plan de financement d’un montant de 81,5 millions d’euros au profit d’Addis-Abeba. Il comprend 80 millions d’euros d’aide budgétaire pour la deuxième phase d’un programme de réforme économique, ainsi qu’une subvention d’assistance technique de 1,5 million d’euros. «Ce financement s’ajoute à la contribution de 100 millions d’euros déjà versée par la France lors de la première phase du programme de réforme,» précise le ministère éthiopien des Finances.
L’Ethiopie et la France ont également convenu d’explorer une participation française à la construction du nouvel aéroport éthiopien, un projet destiné à renforcer la connectivité et le commerce. Le partenariat entre les deux pays dépasse désormais les 600 millions d’euros d’investissements, dont plus de 300 millions consacrés au secteur de l’énergie pour étendre et moderniser les infrastructures électriques.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)










