Tous les articles qui parlent de Anatole Collinet Makosso

Après plusieurs années de croissance atone, l'économie de la République du Congo s'apprête à accélérer. Dans un rapport publié le 29 juillet, Fitch Solutions prévoit une progression du PIB réel de 5,2 % en 2026, contre 2,5 % estimés pour 2025.

Portée par la montée en puissance du mégaprojet gazier Congo LNG et par un regain des exportations d'hydrocarbures, l'économie congolaise devrait connaître un net rebond en 2026. Fitch Solutions anticipe une croissance de 5,2 %, soit plus du double de celle attendue en 2025. Une dynamique qui s'accompagnerait d'un renforcement des finances publiques et d'une consommation des ménages plus résiliente, malgré des tensions inflationnistes.

L’agence de notation prévient qu’elle peut abaisser la notation si les performances budgétaires compromettent la capacité du gouvernement à honorer ses obligations de dette commerciale à temps, et intégralement. Ce pourrait être le cas, par exemple, en cas de baisse des prix internationaux du pétrole, ou si les dépenses publiques augmentent sensiblement, ce qui pourrait entraîner l'accumulation d'arriérés de paiement envers les créanciers.

L’agence S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a confirmé vendredi 24 juillet, la notation de crédit souverain à long et court terme en devises étrangères et locales du Congo-Brazzaville, à « CCC+/C » avec perspectives stables. Les perspectives stables traduisent l'impact de la hausse de cours des hydrocarbures sur l'économie congolaise et l'amélioration du profil d'échéances de la dette et du passif relatif à l'accumulation d'arriérés.

Les objectifs poursuivis sont clairs, annonce le ministre aux hauts fonctionnaires relevant de sa tutelle : améliorer la collecte des recettes, renforcer la sécurité des fonds, et garantir une meilleure qualité de la dépense publique. Dans son cahier de charges, le Comité de pilotage assure la coordination des réformes visant à accélérer la numérisation des processus budgétaires et fiscaux, notamment.

Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a présidé, le mercredi 15 juillet à Brazzaville, la première réunion du Comité de pilotage (COPIL) chargé de superviser la transformation numérique de la gestion des finances publiques. Tous les directeurs généraux des régies financières et des grandes administrations (Impôts, Douanes, Trésor, etc.) étaient réunis autour de l’argentier du pays, qui dit « poser les bases d’une réforme structurelle pour l’Etat.»

Cette amélioration de perspective intervient après une période de fortes tensions de liquidité sur le budget. En octobre 2024, le gouvernement congolais avait procédé à une opération d'allongement des maturités dans le cadre du Plan National d'Optimisation de la Trésorerie une opération que Moody's avait assimilée à un swap coercitif. Brazzaville avait également enregistré, début 2025, des no-show sur des échéances de la dette sur le marché régional.

Dans un communiqué, l’agence de notation financière Moody's, a annoncé, mercredi 27 mai, le relèvement de la perspective du Trésor du Congo-Brazzaville de stable à positive, tout en confirmant sa note à long terme en devises locale et étrangère à Caa2. Moody’s explique ce réajustement par «la baisse des risques de refinancement de la dette après les opérations de swap sur la dette régionale et le retour sur le marché international de capitaux.” A cela, ses analystes ajoutent l’impact de réformes de gestion des finances publiques mises en œuvre dans le cadre du programme soutenu par le FMI.

En visite de travail du 13 au 15 juin derniers à Dakar, le Premier ministre congolais a abordé la question avec son homologue Ousmane Sonko. Anatole Collinet Makoso a reconnu que le «travail pédagogique préalable à la mise en œuvre du contrat n'a pas été assez efficace.» En termes moins diplomatiques, cela veut dire que l’opérateur sénégalais n’avait peut-être pas les épaules, ni les capacités nécessaires pour ce contrat de concession. En plus, la Senelec s’était fâchée avec les syndicats sans compter les inquiétudes de la population qui n’a pas perçu de changement radical par rapport à la situation d’avant l’arrivée de l’énergéticien sénégalais. Pour ne pas froisser ses hôtes, le Premier ministre congolais a précisé que «la suspension du contrat de la Senelec était temporaire, le temps de mettre au point les 48 mesures préalables contenues dans l'accord.»

La visite de travail du Premier ministre du Congo-Brazzaville, Anatole Collinet Makoso, la semaine dernière à Dakar, a permis d’en apprendre un peu plus sur les raisons qui ont conduit à la suspension du contrat de fournitures d'électricité au Congo par la Société d'électricité du Sénégal (Senelec) dont c’était la première expérience à l’international

Premier ministre du Congo-Brazzaville depuis le 12 mai 2021, Anatole Collinet Makosso a été reconduit pour diriger le nouveau gouvernement nommé samedi 11 janvier. L’équipe compte 38 membres, et certains ministres dont des poids lourds conservent leur poste. Il s’agit notamment de Pierre Oba, ministre des Industries minières et de la Géologie, Charles Richard Mondjo, ministre de la Défense, et Emile Ouosso, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique. On note l’arrivée de Christian Yoka, débauché de l’AFD, au ministère des Finances succédant à Jean-Baptiste Ondaye, et le retour de l’ancien ministre Rigobert Maboundou, qui prend en charge l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, en remplacement d’Emmanuel Adouki.

Le nouveau gouvernement nommé samedi 11 janvier par le président Denis Sassou N’Guesso, aura pour mission de préserver la stabilité macroéconomique, d'assurer la viabilité budgétaire mise à mal ces dernières années. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso et son ministre des Finances Christian Yoka, ont du pain sur la planche.