fbpx

Primes assurance-sécheresse : 25 millions de dollars de l’ARC à 3 pays du Sahel

Pinterest LinkedIn Tumblr +
Ngozi Okonjo Iweala, Présidente du conseil d'administration de l'ARC

Ngozi Okonjo Iweala, Présidente du conseil d’administration de l’ARC

Selon un communiqué de l’ARC (African Risk Capacity) qui nous est parvenu ce 22 janvier 2015, la Société d’Assurance ARC Limited (ARC Ltd) va décaisser ce mois de janvier courant 25 millions de dollars au titre de l’assurance contre la sécheresse de l’ARC à trois pays du Sahel. La Mauritanie, le Niger et le Sénégal qui avaient souscrit une couverture d’assurance d’un montant total de 8 millions de dollars, vont utiliser ces versements pour des interventions rapides en réponse à la sécheresse, en s’appuyant sur des plans d’urgence préétablis.

Le modèle d’assurance contre les catastrophes a été conçu pour répondre spécifiquement aux problèmes climatiques en Afrique par la Mutuelle Panafricaine de Gestion des Risques (ARC), une institution spécialisée de l’Union africaine, et la société d’assurance mutuelle qui lui est affiliée, ARC Ltd. Le premier pool a été mis en place en 2014 pour aider les Etats membres à renforcer leur résilience face aux situations climatiques extrêmes et à protéger les populations vulnérables face à l’insécurité alimentaire.    

 « Cette initiative africaine répond à des préoccupations spécifiques liées au climat, au niveau de chaque pays, en réduisant la dépendance à l’aide extérieure et en favorisant une solution durable à un des plus grands défis de notre continent », a déclaré Dr. Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des Finances (de la coordination de l’Economie) du Nigeria et Présidente du Conseil d’administration de l’ARC.

En souscrivant à des polices d’assurance paramétriques contre la sécheresse l’année dernière, le Kenya, le Niger, la Mauritanie et le Sénégal sont devenus les premières nations africaines à intégrer ce nouveau mode de financement innovant. Ils effectuent ainsi un pas important dans le développement des mécanismes de réponse aux catastrophes.

Robert Piper, le Coordinateur humanitaire régional de l’ONU pour le Sahel, a reconnu que « ces premiers versements par l’ARC représentent une étape importante dans le leadership des gouvernements et dans l’innovation financière pour les réponses d’urgence à travers le Sahel. L’information et l’action de l’ARC constituent des fers de lance de ce qui sera, au niveau mondial, une réponse d’urgence significative dans les mois à venir pour juguler une crise qui, autrement, aurait pu devenir une source majeure d’insécurité alimentaire ».  

« Le Sénégal est fier d’être l’un des pionniers de la Mutuelle Panafricaine de gestion des Risques. La pertinence de l’ARC est à présent plus que prouvée », a affirmé Amadou Ba, ministre de l’Economie et des finances du Sénégal.

Les décaissements de l’ARC sont effectués en se basant sur des calculs qui utilisent un logiciel conçu par l’ARC pour le suivi de la saison agricole et le calcul des pertes liées aux déficits pluviométriques : Africa Riskview. L’ARC et ses Etats membres travaillent en partenariat pour élaborer des plans d’urgence au niveau national, basés sur des programmes gouvernementaux en cours et modulables. Avant que les décaissements ne soient effectués, les gouvernements doivent soumettre un Plan final de Mise en œuvre certifié par le Mécanisme de Revue par les Pairs du Conseil d’administration d’ARC.      

 Le Dr Richard Wilcox, Fondateur et Directeur Général Intérim de l’institution de l’ARC a pour sa part affirmé : « Il s’agit d’un grand moment dans la gestion de la sécurité alimentaire en Afrique, qui démontre le potentiel de financement de la lutte contre les catastrophes au meilleur rapport coût/efficacité possible ». L’ARC a un grand potentiel pour transformer la gestion des risques de catastrophe sur le continent. Avec la possibilité de passer à un portefeuille qui se chiffrera en plusieurs milliards de dollars, l’ARC pourra offrir une couverture à plus de 20 pays d’ici 2020.

Partager.

Répondre