Malgré les nouveaux défis internationaux, les mauvaises récoltes et les chocs de prix de 2022, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ont vu leurs politiques d’inclusion sociale et leurs politiques structurelles s’améliorer, comme en témoignent les derniers résultats de l’évaluation des politiques et des institutions nationales (CPIA) pour 39 pays de la région.
L’évaluation des politiques et des institutions (CPIA) en Afrique est un outil de diagnostic annuel destiné aux pays d’Afrique subsaharienne qui peuvent bénéficier des financements de l’Association internationale de développement (IDA), l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Le rapport 2023 fournit une évaluation de la qualité des politiques et des institutions dans les 39 pays d’Afrique subsaharienne éligibles à l’IDA pour l’année civile 2022. Les pays sont notés sur une échelle de 1 (faible) à 6 (élevé) sur 16 dimensions reflétant quatre domaines : gestion économique, politiques structurelles, politiques d’inclusion sociale et d’équité, gestion du secteur public et institutions.
Les notes moyennes globales de la CPIA en Afrique subsaharienne sont restées stables à 3,1. Si de nombreux pays ont amélioré leurs « politiques d’inclusion sociale » et leurs « politiques structurelles », ces améliorations ont toutefois été contrariées par une stagnation de la « gestion économique » et de la « gestion et des institutions du secteur public ».
« À l’heure où les taux d’intérêt mondiaux sont élevés et la croissance économique faible, il est encourageant de constater des progrès en matière des réformes politiques, notamment concernant les réformes du secteur privé et la protection des personnes vulnérables contre les fluctuations économiques », a déclaré Nicholas Woolley, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.
En 2022, l’écart entre les sous-régions de l’Afrique subsaharienne s’est creusé. L’Afrique de l’Ouest et du Centre poursuit une tendance haussière, améliorant légèrement son score de 3,2 à 3,3. Tandis que l’Afrique de l’Est et Australe est restée inchangée à 3,0. Toutefois, cet écart peut être largement attribué à la performance des États fragiles et/ou touchés par un conflit. En 2022, les quatre pays les moins bien notés tous de l’Afrique de l’Est sont le Soudan du Sud, l’Érythrée, la Somalie et le Soudan. Tous les quatre connaissaient ou connaissent encore des conflits et des situations de fragilité. Sans ces quatre États, le score entre les sous-régions est presque identique. Même si l’Afrique de l’Ouest et du Centre comprend également des États fragiles et touchés par des conflits, ils ont obtenu des résultats relativement bons, notamment en matière de gestion économique, peut-être en raison de l’impact bénéfique des unions monétaires dans cette région.
Outre les notes obtenues, le rapport de la CPIA met en évidence les tendances politiques et les exemples de meilleures pratiques dans des domaines spécifiques tels que l’inflation, la gestion des devises, le financement, la croissance, la protection sociale, la transparence et l’obligation de rendre compte. « La fréquence, l’exhaustivité et la rigueur de l’examen CPIA peuvent contribuer à stimuler l’engagement des pays et à étayer un dialogue fondé sur des données probantes autour du programme de réforme des pays », a déclaré Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.


![Tribune | Dakar 2026 : la jeunesse doit être plus qu’un public, elle doit être le visage des Jeux [Par Alassane Mbaye] Dans quelques semaines, le Sénégal accueillera un événement historique : les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, premiers Jeux Olympiques organisés sur le continent africain. Au-delà de leur dimension sportive, ces Jeux constituent une occasion exceptionnelle de faire connaître davantage notre pays, de valoriser ses talents, de stimuler son économie et de renforcer son attractivité internationale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/La-jeunesse--320x192.jpg)





![Édito | Aviation : les futurs majors aériens [Par Jean-Louis Baroux] Et pourtant, qu'on le veuille ou non, le transport aérien continue à croître. Il n'est qu'à songer aux quelque 20 000 appareils actuellement en commande, en rappelant que la valeur moyenne d'un avion moderne est de 100 millions de dollars. Les chiffres sont vertigineux, et l'on voit mal comment ils pourraient être supportés uniquement par les pays qui ont jusqu'à présent fait la prospérité de ce secteur.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Inde-Chine--450x230.jpg)


