Écoles, commerces et stations d’essence n’ont pas ouvert mardi 28 décembre dans plusieurs villes du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où la population a suivi un appel à une grève générale pour s’opposer à un projet de déploiement de policiers rwandais.
Mi-décembre, un mémorandum d’entente signé à Kigali par les chefs des polices du Rwanda et de la RDC a désigné Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, comme un lieu de déploiement des policiers étrangers notamment rwandais, pour une meilleure coopération transfrontalière afin de lutter contre divers trafics. Le 20 décembre, une manifestation contre la criminalité et contre la supposée présence des policiers rwandais à Goma, démentie par les autorités, a causé la mort de 4 personnes.
Mardi 28 décembre, l’activité est restée paralysée dans la ville voisine de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, où les organisations de la société civile ont appelé à une journée « ville morte » dans la province. Les étalages de quatre grands marchés de Bukavu sont restés vides depuis le matin alors que les véhicules étaient rares sur les grandes artères habituellement bloquées par des embouteillages. Les quelques enfants qui s’étaient rendus à l’école ont été renvoyés à la maison, a constaté un correspondant de l’AFP à Bukavu.
La RDC entretient des relations en dents de scie avec ses voisins du Rwanda et de l’Ouganda, notamment en raison de leur rôle dans la déstabilisation de leur pays ces 25 dernières années.


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