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RDC/mines : Bras de fer entre Kinshasa et Pékin

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En RDC, Sage Ngoie Mbayo, l’administrateur provisoire nommé en février 2022 par le tribunal de commerce de Lubumbashi, a pris ses fonctions à la mine de cuivre-cobalt Tenke Fungurume.

L’annonce a été faite en fin de semaine dernière par Patrice Pungwe, Secrétaire général de la Gécamines, l’entreprise minière nationale. Cette annonce a aussitôt été contestée par le groupe China Molybdenum, actionnaire à 80 % dans le tour de table de Tenke Fungurume.

«Il n’y a aucun changement dans le droit de gestion de la société, et la production et les opérations se déroulent comme d’habitude», a rétorqué Vincent Zhou, porte-parole de la compagnie chinoise, cité par Reuters.

Malversations 

Cette passe d’arme médiatique intervient dans un contexte de tensions entre les deux partenaires (Gécamines est actionnaire à 20 % dans la société Tenke Fungurume), depuis les accusations de malversations visant son partenaire China Molybdenum.

Lancé depuis un an dans un réexamen des contrats miniers conclus sous le régime Kabila, le gouvernement congolais soupçonne en effet les propriétaires d’avoir volontairement sous-évalué les réserves de la mine afin de verser moins de redevances à la RDC.

Inquiétudes sur un investissement de 2,5 milliards USD 


Tenke Fungurume a produit 18.501 tonnes de cobalt et 209.120 tonnes de cuivre l’année dernière. La compagnie a annoncé en août 2021 un investissement de 2,5 milliards de dollars pour doubler la capacité de production annuelle d’ici 2023. Un investissement qui risque d’être gelé en attendant que les tensions actuelles autour de la révision du contrat minier soient apaisées.

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