La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé, hier, l’ouverture de la réception des candidatures aux prochaines législatives du 20 décembre prochain.
Les bureaux de la CENI, Commission électorale nationale indépendante recevront les dossiers des candidats à la députation nationale à compter de ce lundi 26 juin jusqu’au 15 juillet prochain, a déclaré son président, Dénis Kadima. Au total, 171 guichets seront ouverts à travers le pays.
La décision ne concerne pas les territoires de Masisi et Rutshuru au Nord-Kivu, occupés par les rebelles du M23, mouvement armé et soutenu par le Rwanda (ndlr : un nouveau rapport de l’ONU vient d’accuser Kigali). Au total, 910 partis politiques officiellement enregistrés sont accrédités et sont, donc, éligibles au processus électoral en cours.
Le fichier électoral comptait un peu plus de 47 millions d’électeurs après recensement réalisé début 2023, mais après audit, ils ne sont plus que 43 millions de Congolais autorisés à voter.
L’opposition, qui met en cause le recensement des électeurs et l’audit du fichier électoral, critique le processus électoral et craint «une fraude massive.»
L’opposant Martin Fayulu, arrivé deuxième à la présidentielle de 2018, s’est retiré du processus électoral, exigeant l’audit et la reconstitution des listes électorales avant les élections.
De leur côté, les évêques de l’église catholique, réunis au sein de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), ont estimé vendredi dernier dans une déclaration que «le processus est mal engagé par manque de transparence.»
A six mois des échéances électorales, les évêques ont appelé à la vigilance : «ayant été abusés aux élections de 2018, nous devons en tirer des enseignements et nous comporter de façon conséquente pour que, désormais, les institutions à mandats électifs de notre pays soient dirigées par des personnes réellement élues», soulignent-ils.





République démocratique du Congo![Analyse | Joseph Kabila à la tête du FRN : Kinshasa avait-elle raison depuis le début, et quel avenir pour Doha et le dialogue national ? [Par Willy Lukanga] Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, ne se présente plus uniquement comme un ancien chef de l'État critique envers son successeur. Il assume désormais la direction d'une structure regroupant des acteurs engagés dans une rébellion armée contre les institutions de la République.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Lancien-president-congolais-Joseph-Kabila--450x253.jpg)




![Éclairage | Niger : une session du CCR au cœur des enjeux ! [Par Moustapha Kadi Oumani] Notre nation prouve que la souveraineté — politique, économique, alimentaire et culturelle — est le socle indispensable pour décider librement de son propre destin, sans ingérence extérieure. C'est cette vérité, simple en apparence mais rarement affrontée, que le Conseil consultatif de la refondation (CCR) examine à partir de ce lundi 5 octobre 2026, à l'ouverture de sa session extraordinaire, sans hâte ni tension.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/CCR-450x242.jpg)
