Le Sommet de Goma, qui devait réunir cinq chefs d’Etats, ce dimanche 13 septembre, dans la ville de Goma, au Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC) n’a pas eu lieu comme prévu.
Le ministère congolais des relations extérieures a annoncé, que ce sommet est reporté sine die. «Certains dirigeants sont préoccupés par la préparation de leur participation à l’Assemblée générale de l’ONU prévue, ce mardi 15 septembre, à New-York», a expliqué, ce matin, Mme Marie Tumba Nzeza, à la tête de la diplomatie congolaise.
S’exprimant sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI), elle a rappelé que ce sommet devrait mettre autour d’une table cinq chefs d’Etats à savoir, celui de l’Ouganda, du Rwanda, de l’Angola, du Burundi et de la République démocratique du Congo (RDC).
Convoqué par le Président Congolais Félix Tshisekedi, ce sommet avait à son agenda des sujets en rapport avec la paix et la sécurité dans la région, les relations diplomatiques et politiques entre ces Etats ainsi que la relance des activités économiques dans le contexte actuel de lutte contre le Covid-19.
Ce report intervient alors que certains chefs d’Etats avaient déjà annoncé leur absence. Cas d’Evariste Ndayishimiye, Président du Burundi, qui, via son ministère des Relations extérieures, avait signalé, ce samedi, que les hautes autorités du pays ont un calendrier chargé et jugent prioritaire l’organisation d’une rencontre bilatérale au niveau ministériel et reste disposé à discuter avec Kinshasa.
De son côté, le Président Paul Kagame du Rwanda avait souligné qu’il est tellement difficile d’organiser une rencontre physique dans le contexte de la pandémie de coronavirus. Et le Président Ougandais, avait, quant à lui, évoqué des questions sécuritaires à Goma en proposant que le sommet se tienne à Lubumbashi, une ville de la RDC.





République démocratique du Congo


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


