Le chef de l’Etat libérien Joseph Boakai, a lancé ce que son bureau décrit comme «une campagne de réconciliation sans précédent,» mêlant des cérémonies commémoratives à la mémoire de deux anciens présidents assassinés et des excuses du gouvernement aux victimes de la guerre civile qui avait ravagé ce pays dans les années quatre-vingt-dix
«A chaque victime de notre guerre civile, à chaque famille brisée, à chaque rêve brisé, nous disons : «nous sommes désolés,» a déclaré le président de la République lors d’une cérémonie solennelle à Monrovia.
Ces hommages interviennent plus de deux décennies après la fin d’une guerre atroce qui avait fait quelque 200.000 morts et marquée par des massacres, des viols et de l’utilisation d’enfants soldats. Ces excuses officielles coïncident également avec les appels lancés par des groupes de défense des droits de l’homme en faveur de poursuites pour crimes de guerre, des poursuites qui n’ont jamais commencé malgré la publication en 2024 d’un décret visant à créer un tribunal pour crimes de guerre.
Avant de prononcer son «discours de réconciliation,» Joseph Boakai a assisté à une cérémonie en l’honneur du président Samuel Doe, arrivé au pouvoir lors d’un coup d’Etat en 1980 et sauvagement assassiné par les combattants du chef de guerre Prince Johnson en 1990, moins d’un an après le début des combats au Libéria. Johnson, décédé en 2024, est devenu sénateur et faiseur de rois politiques, exacerbant les critiques sur l’impunité des anciens chefs de guerre.
Le président libérien a récemment pris la parole lors d’une cérémonie de réinhumation de son lointain prédécesseur, le président William Tolbert, exécuté lors du coup d’Etat de 1980 en compagnie de 13 membres de son cabinet sur une plage de Monrovia. En 2009, la Commission «Vérité et Réconciliation» du Libéria avait recommandé des poursuites pour crimes de guerre devant un tribunal pénal extraordinaire, mais aucune n’a eu lieu sur le sol libérien.





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