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Roch aux populations du Sahel : « Le terrorisme n’est pas le fait d’une communauté »

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Le Président sortant du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, candidat à sa propre succession à la présidentielle du 22 novembre, est allé à Dori, ce mardi 10 novembre 2020, à la conquête de l’électorat de la région du Sahel. A l’occasion, il a tenu une assemblée générale avec les forces vives et un meeting à la place de la nation. Comme il fallait s’y attendre, le terrorisme a été au cœur de cette campagne électorale. Et le Président-candidat a répété ce qu’il ne cesse depuis quelques mois. Il faut pour lutter contre cette hydre, éviter la stigmatisation et le repli identitaire.

En déplacement à Dori pour sa campagne électorale dans la région du Sahel, le candidat du MPP et de l’APMP pour la présidentielle du 22 novembre, Roch Marc Christian Kaboré a tenu une assemblée générale avec les forces vives et un meeting à la place de la nation. Le premier acte de cette étape dans la région du Sahel est la rencontre du candidat-Président avec les forces vives. Cette rencontre d’échanges directs a permis aux représentants des coutumiers, des anciens, des jeunes, des secteurs structurés d’exprimer leurs préoccupations de l’heure à leur candidat. Ainsi, sur les lèvres des intervenants la question sécuritaire était la plus récurrente.

Le désormais ‘’Dicko Roch Marc Maïga Ag Christian’’ dans ses nouveaux habits de baptême remis par le chef de Canton de Gorom-Gorom

Le désormais ‘’Dicko Roch Marc Maïga Ag Christian’’ dans ses nouveaux habits de baptême remis par le chef de Canton de Gorom-Gorom

En plus, ils ont souhaité la réalisation des infrastructures, la poursuite de normalisation des écoles paillotes, l’équipement des centres de santé, la création d’une école nationale de santé animale à Djibo, la réouverture des boutiques témoins ainsi que la création d’un centre de formation professionnelle pour occuper les jeunes. Par ailleurs, le représentant des anciens a souhaité la reconduction du projet ‘’Voix de la paix’’, l’adoption du statut de la chefferie traditionnelle. Autant de doléances auxquelles le candidat Roch Marc Christian Kaboré a promis de donner suite si au soir du 22 novembre les électeurs lui confient un deuxième mandat d’autant que «la quasi-totalité de ces préoccupations sont prises dans mon programme», à savoir :  ‘’les 10 chantiers pour un Burkina Faso stable et prospère’’.

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La sécurité, priorité des priorités 

Lors de son meeting régional, le candidat est revenu largement sur les aspects sécuritaires. Tout en saluant la capacité de résilience des populations du Sahel, il a relevé que son quinquennat prochain va consister à combattre sans répit «le terrorisme qui n’est pas le fait d’une communauté». Selon lui, «les frères qui ont pris des armes pour nous tuer viennent de toutes les communautés». Et pour cela, il a invité les coutumiers et les sages à travailler de sorte à les extirper tout en évitant de tomber dans le piège des conflits communautaires et de la stigmatisation. Son ambition, a-t-il dit, est de renforcer le dispositif sécuritaire à travers le recrutement et poursuivre l’équipement des forces de défense et de sécurité afinn de parvenir à un maillage conséquent du territoire.

A son avis, «avec la crainte permanente des coups d’Etat, les devanciers n’ont pas suffisamment équipé les armées». Pour le Président sortant, le développement étant une quête permanente, il se réjouit de ce qu’il a pu réaliser en cinq ans pour la région du Sahel malgré le contexte difficile de l’insécurité, a-t-il ajouté. Il a pris l’exemple de la mise en œuvre du programme d’urgence pour le Sahel (PUS) qui a donné des résultats satisfaisants. Dans la même dynamique, il entend, dès sa reconduction à Kosyam (Palais présidentiel), mettre en route le pôle de croissance du Sahel. Autres promesses de taille, bitumer les routes Dori-Gorom-Gorom, sans oublier Dori-Djibo et Dori-Sebba. Autant de choses déjà faites ou à faire qui ont fait dire au candidat du MPP que «nous n’avons plus besoin d’une démonstration de force», avant de poursuivre que «les autres candidats qui se battent pour la présidence du Faso ont du mal à vous faire rêver».

Sur ce point, il n’a pas manqué de décocher une flèche envers «celui qui a promis de creuser un tunnel du Burkina jusqu’à la mer» (ndlr : Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition) qu’il estime en «déstabilisation mentale». A l’autre, (ndlr : le journaliste Do Pascal Sessouma) qui dit mettre fin au terrorisme en 18 mois seulement de présidence, le candidat Roch baptisé par les Sahéliens, ‘’Dicko Roch Marc Maïga Ag Christian’’ a sèchement répondu que «le Burkina Faso n’est pas un laboratoire».

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