Les 25 ans qui ont changé le visage du Maroc
Base de toute économie en développement, les infrastructures ont été réalisées sur toute l’étendue du territoire national. Durant ces dernières 25 années, le pays a accéléré le renforcement de son réseau routier, autoroutier et ferroviaire.
Si le Maroc caracole en tête du classement du Global Competitiveness Index 2022- 2023 pour la qualité de ses infrastructures, c’est parce que les investissements engagés croissent d’année en année de manière exponentielle. En 2002 déjà, le Haut-commissariat au Plan (HCP) estimait le volume des investissements mobilisés pour le développement du réseau routier à plus de 50 milliards de dirhams, soit plus du double de ce qui était jusque-là réservé à ces chantiers. De plus, le calendrier des réalisations était suivi de très près, dotés d’une vision du Roi Mohammed VI et d’un échéancier des objectifs minutieux. Les projets ne pouvaient donc supporter aucun retard puisque leur achèvement conditionnait l’enclenchement d’un autre chapitre du développement du pays, à savoir la connectivité maritime et le développement de la logistique nationale.
Depuis, les efforts se sont recentrés sur des foyers précis de développement, sans pour autant baisser la cadence des investissements, ni leur importance. L’investissement massif du Maroc dans les infrastructures au cours de ces 25 dernières années a considérablement amélioré la compétitivité du secteur productif et stimulé une croissance durable et inclusive. Des projets majeurs prévus pour 2023 comprennent la construction de grands barrages, la réalisation de la voie express Tiznit-Laâyoune, le développement du Port Nador West Med, ainsi que des initiatives dans le domaine de l’énergie solaire, notamment dans les régions de Drâa Tafilalet et Lâayoune-Sakia El Hamra.
En 2023, l’enveloppe réservée à l’investissement dans les infrastructures était de 40,1 milliards de dirhams, avec un important recours aux partenariats public-privé. La nouvelle stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique, lancée en 2004, avait fixé les objectifs pour les 20 années à venir. Ainsi, les chiffres fournis par le ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, fait état d’une densité du réseau routier de 60.334 km dont 48.318 km revêtus, et 1800 km de voies express. Le Maroc dispose ainsi d’un des réseaux routiers les plus complets du continent ainsi que du monde arabe. Il se classe au 16e rang des pays ayant le meilleur réseau routier en termes de densité et de qualité des connexions, selon le rapport 2022 du Fonds monétaire international (FMI) sur la vitesse moyenne et la qualité des routes.
Avec 1800 km d’autoroute, le Maroc a aussi le plus grand réseau autoroutier du Maghreb et le deuxième d’Afrique, après celui d’Afrique du Sud. Le pays ambitionne de franchir la barre des 3000 kilomètres d’autoroutes d’ici à 2030.
L’édition 2022 du Global Competitiveness Index plaçait déjà le réseau ferroviaire national comme le plus étendu du Maghreb, et l’un des plus modernes d’Afrique. Aujourd’hui, avec sa LGV et la réinvention des gares, le Royaume a pris davantage de l’avance sur le plan régional. C’est l’investissement de 34 milliards de dirhams mobilisé entre 2010 et 2015, qui a fait des 2 110 km de voies ferrées que le Maroc compte, un modèle d’inspiration et de développement. L’Office national des chemins de fer (ONCF), qui livre ces chiffres, avance que plus de 50 milliards de dirhams ont été investis (en comptant les composantes du réseau), conformément aux projections du Plan Maroc Rail, dont la suite des objectifs a été placée au cœur du Plan de desserte ferroviaire régionale, ainsi que la Stratégie 2016-2025 dédiée au secteur.











