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Oil & Gas
Nhamatanda (Mozambique), 3 septembre 2026 — Les présidents Daniel Chapo (Mozambique) et Emmerson Mnangagwa (Zimbabwe) ont donné, ce 3 septembre 2026, le coup d’envoi d'une expansion majeure du corridor pétrolier Beira-Harare. L'opération portera la capacité annuelle du pipeline CPMZ de 3 à 5 millions de mètres cubes d'ici fin 2027, soit une hausse de 67 %, et injectera près de deux milliards de litres supplémentaires par an dans les réservoirs de l'Afrique australe.
De Dakar à Niamey, le prix de l’essence varie désormais presque du simple au double. Alors que le baril de Brent s’approche des 93 dollars, les États de l’UEMOA se retrouvent pris entre la nécessité de contenir l’inflation et celle de préserver des finances publiques déjà sous tension. Une équation qui pourrait annoncer de nouvelles hausses à la pompe.
Grâce à la raffinerie d'Aliko Dangote à Lagos, la plus grande d'Afrique, le Nigeria est devenu en juin le premier fournisseur de kérosène de l'Europe, devant les États-Unis, avec des exportations record de 466 000 tonnes. Une percée qui intervient alors que l'Europe cherche à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Washington, sur fond de tensions diplomatiques et de crise au Moyen-Orient.
Portés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les prix du pétrole s’envolent et contraignent plusieurs pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à revoir leurs tarifs à la hausse. Entre ajustements budgétaires et pression sociale, les États avancent sur une ligne de crête.
Alors qu’un peu partout dans le monde, les compagnies aériennes en arrivent à réduire la voilure de leur trafic afin de ne pas voler à perte face à la flambée des cours du kérosène, Abuja a décidé de plafonner les prix de ce carburant utilisé par l’aviation. Le carburant d'aviation devrait se vendre entre 1.760 et 1.988 nairas (1,29 à 1,46 dollar) le litre à Lagos, et entre 1.809 et 2.037 nairas à Abuja, sur la base des prix de référence du 17 au 23 avril.
Les cours mondiaux du pétrole ont atteint ce jeudi 30 avril un sommet en quatre ans, dépassant les 122 dollars le baril, en raison des craintes que la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran ne s'aggrave et n'entraîne une perturbation prolongée de l'approvisionnement en pétrole au Moyen-Orient, ce qui pourrait nuire à la croissance économique. Le baril s’est embrasé après que le média américain Axios a rapporté mercredi soir que le président Donald Trump devait recevoir jeudi un briefing sur les plans d'une série de frappes militaires contre l'Iran dans l'espoir que ce pays reprenne les négociations sur son programme nucléaire.
Le gouvernement émirati a annoncé ce mardi 28 avril, que les Emirats arabes unis quittaient l'OPEP, l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole, alors qu'une crise énergétique sans précédent déclenchée par la guerre en Iran révèle les dissensions entre les pays du Golfe. Le départ d’Abu Dhabi, membre de longue date de l’Opep, pourrait affaiblir le cartel, qui s'est généralement efforcé de présenter un front uni malgré des désaccords internes sur toute une série de questions allant de la géopolitique aux quotas de production.
Intervenant jeudi 23 avril lors « l’Africa We Build Summit 2026 », le chef de l’Etat kényan William Ruto, a fait sensation en annonçant que le Kenya investira dans le projet de raffinerie pétrolière de Hoima en Ouganda. Il a présenté cet engagement comme une réponse à la participation ougandaise dans le tour de table de la Kenya Pipeline Company (KPC).
Le gigantesque projet d’un gazoduc de 25 milliards de dollars, reliant le Nigeria au Maroc pour approvisionner les marchés européens en GNL (gaz naturel liquéfié), prend forme, rapporte notre confrère Sika Finance s’appuyant sur les déclarations de la directrice générale de l’Office national (marocain) des Hydrocarbures du Maroc (Onhym). En effet, Abuja et Rabat s'apprêtent à poser la toute dernière pierre juridique de ce projet aux dimensions titanesques. Un accord intergouvernemental portant sur la construction de ce gazoduc dont le coût est estimé à 25 milliards de dollars, sera signé cette année, confirme Amina Benkhadra.
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![Tribune | Commerce intra-africain : l’Afrique a la clé, il faut juste tourner la serrure [*Par Awani, Vice-présidente exécutive, Afreximbank] Selon le rapport Africa in Figures 2025 de l'Afreximbank, le commerce intra-africain a progressé de 5,4 % en 2024 pour atteindre 206,6 milliards de dollars. La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) devrait encore accélérer la cadence.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Transbordement--320x168.jpg)















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