L’annonce avant-hier lundi 27 octobre par le groupe pétrolier russe Lukoil concernant la cession de ses actifs à l’étranger, semble avoir pris de court le petit cercle des professionnels du marché des commodities.
Dans un communiqué, le management de Lukoil révèle avoir lancé le processus de cession de l’ensemble de ses actifs détenus hors de Russie. Ce recentrage du groupe sur ses terres, va se traduire aussi par le désengagement de toutes ses participations dans les sociétés pétrolières en Afrique.
Lukoil, qui vient d’être placée sous sanctions américaines- conséquence de la guerre de la Russie contre l’Ukraine, justifie sa décision par les « mesures restrictives » imposées par plusieurs pays occidentaux qui affectent la gestion de ses opérations à l’étranger.
Sur le continent, cette décision concerne un portefeuille de plusieurs projets énergétiques, notamment au Nigeria, au Ghana et au Congo-Brazzaville. Lukoil détient des participations dans plusieurs blocs d’exploration et de production du pétrole au Nigeria. Le géant russe contrôle en effet 20 % du bloc OPL 245, en partenariat avec le groupe italien ENI et la société nationale du pétrole du Nigeria (NNPC Ltd.). Au Ghana, le groupe détient 38 % d’intérêt dans le bloc Deepwater Cape Three Points, opéré par Aker Energy. Il revendique également 25 % du bloc Marine XII au Congo-Brazzaville, opéré par ENI. Par ailleurs, la multinationale est engagée dans plusieurs concessions onshores et offshores dans le désert occidental et le golfe de Suez en Egypte.
Ces participations acquises entre 2005 et 2021, constituent une part significative des investissements internationaux de Lukoil qui, en plus de l’Afrique, couvre le Moyen-Orient, l’Europe, l’Asie centrale et l’Amérique latine. Le portefeuille international du groupe représentait environ 15 à 20 % de sa production mondiale en 2024, selon les données publiées par la compagnie rapportées par Reuters.
La décision intervient dans un contexte de sanctions économiques internationales visant les entreprises russes depuis février 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Ces restrictions limitent l’accès de Lukoil au financement, aux services techniques et aux technologies nécessaires à l’exploitation pétrolière.
La vente des parts de Lukoil ouvre la voie à de nouveaux investisseurs, publics ou privés, intéressés par des blocs déjà en développement. Les partenaires concernés, notamment ses associés au Nigeria, Ghana, et au Congo-Brazzaville, devront préciser les modalités de transfert et assurer la continuité des opérations. Lukoil n’a pas communiqué le calendrier, ni le montant attendu de la vente de ses actifs internationaux.





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