Le nouveau Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Mohamed Ould Abdel Vettah, a exprimé, jeudi 3 novembre à Dakar, sa volonté de rendre cette organisation régionale « plus résiliente face aux défis géopolitiques et climatiques ».
« Nous devons être préparés à faire face à ces défis. Notre priorité sera, avec le leadership et les orientations de nos chefs d’Etat et de gouvernement, notre conseil des ministres et nos différents partenaires, de rendre notre organisation plus résiliente dans ce contexte de grands changements », a déclaré le mauritanien, qui s’exprimait lors de la cérémonie de passation de témoin avec son prédécesseur Hamed Diane Semega, à la tête de l’OMVS depuis 2017.
« Les changements géopolitiques impactent la sécurité alimentaire de nos populations de même que les changements climatiques qui menacent nos ressources communes et aussi la sécurité alimentaire et la transition de nos énergies à partir de nos barrages. Ils peuvent être une véritable menace pour la vie de nos concitoyens », a souligné le nouveau dirigeant de l’OMVS, organisation sous régionale qui a remporté en mars dernier le Grand Prix mondial Hassan II de l’Eau, qui lui a été décerné lors du 9-ème Forum mondial de l’Eau tenu à Dakar.
De plus, a noté le Haut-commissaire, « les épisodes alternés de sécheresse et des inondations observés récemment dans le monde, parfois pas très loin de chez nous, nous font comprendre que nous ne sommes pas à l’abri ».
Il a par ailleurs rendu hommage à l’encadrement du système OMVS et l’ensemble du personnel sur qui il compte pour la réussite de sa mission.
OMVS
L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal a été créée en 1972 par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, rejoints en 2006 par la Guinée. Elle a été mise en place dans le but de gérer le bassin versant du fleuve Sénégal.
Le fleuve Sénégal s’écoule dans le sens est-ouest sur 1.790 km. Il naît de la rencontre du Bafing, le fleuve « noir », descendu du Fouta-Djalon, à 800 mètres d’altitude, et du Bakoye, le fleuve « blanc », qui prend sa source sur le plateau mandingue. Son principal affluent est le Falémé, qui draine toute la partie est du Sénégal.


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