Boubacar Camara a été nommé Secrétaire général du Gouvernement (SGG) en remplacement de Mohamed Al Aminou Lô. Ce technocrate aux compétences reconnues, avait dirigé pendant quatre ans les douanes sénégalaises en 2000, sous Abdoulaye Wade, avant de prendre la tête de l’Administration des douanes béninoises. A son nouveau poste, son cahier des charges consistera à coordonner l’action gouvernementale dans un contexte marqué par le lancement de plusieurs chantiers stratégiques, notamment la réduction de la dette publique et la lutte contre le chômage des jeunes. Tout un programme !
Major de promotion au concours de l’Inspection générale d’Etat, Boubacar Camara, a initié des réformes structurelles à la douane, des réformes qui ont contribué à la modernisation de cette administration. Il a notamment contribué à la conception d’une application de collecte électronique des documents portuaires et douaniers. Avant d’être numéro 1 des douanes sénégalaises, le nouveau Secrétaire général du gouvernement avait exercé en tant que vérificateur des opérations commerciales au bureau des Douanes de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor à Dakar.
Après son passage aux douanes sénégalaises, il poursuit sa carrière au Bénin dont il détient également la nationalité. En novembre 2021, il a été nommé Directeur général adjoint des Douanes du Bénin, poste qu’il a quitté le 24 novembre 2024 pour se consacrer à ses ambitions présidentielles, avant de finalement renoncer à une candidature.
Boubacar Camara est titulaire d’une maîtrise en droit public obtenue en 1991, d’un DEA en droit public en 1992, et un DEAS d’enseignement en 1995. Agréé expert maritime en cargaisons depuis 1994, il a par ailleurs obtenu le brevet de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) en tant qu’inspecteur des douanes. Son prédécesseur Mohamed Al Aminou Lô, en charge de l’Agenda Sénégal 2050 est nommé ministre auprès du président de la République chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation «Sénégal 2050.»





Sénégal
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




