«La sécurité est un élément du développement», c’est par cette assertion que Mme Aïssata Tall, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a clôturé la 8ème édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique.
La 8e édition du Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, inaugurée par le Président Macky Sall, en présence de ses invités d’honneur, José Maria Neves, Président de la République du Cap-Vert, João Lourenço, Président de la République d’Angola, Mario Soares Sambu, Vice-Premier ministre de la République de Guinée-Bissau, le prince Faisal ben Farhan Al-Saoud, ministre des Affaires étrangères saoudien, Mme Chrysoula Zacharopoulou, Secrétaire d’État chargée du Développement de la francophonie et des Partenariats internationaux en France, ainsi que Kenji Yamada, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères japonais.
Le Forum a réuni plus de 2000 personnes, une dizaine de ministre venus du monde entier, 300 experts de haut niveau et près de 200 médias ont couvert cette 8ème édition.
Clôturé par Aïssata Tall, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur aux côtés de Mahamadou Issoufou, ancien Président du Niger, le Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique a permis de placer les enjeux sécuritaires et de souveraineté au cœur des débats. La contribution du secteur privé dans la construction de nouvelles souverainetés sur le continent africain était à l’honneur pour cette seconde journée du Forum de Dakar, à l’occasion des différents ateliers qui se sont tenus à huit clos.
Pour une gouvernance mondiale en matière de sécurité
«On ne peut pas attendre que la sécurité nous menace, que le terrorisme soit en notre sein ou à notre frontière. La sécurité est un élément du développement» a déclaré Mme Aïssata Tall. Dans son discours, la ministre est venue appuyer l’appel à une gouvernance internationale sur les questions de sécurité, lancé par le Président Macky Sall. L’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou, a insisté, quant à lui, sur l’importance de la construction des Etats dans le processus de pacification du continent. «Le défi fondamental, essentiel, c’est le défi institutionnel.» a-t-il précisé.
Interrogé sur les causes profondes expliquant aujourd’hui l’attraction de la Russie, après des années d’interventions occidentales, l’ancien Président du Niger n’a pas souhaité répondre. Il a clôturé son intervention en rappelant que le Niger est l’un des pays du Sahel qui «arrive à tenir» face au risque d’effondrement de l’Etat, alors même que la sécurité des pays frontaliers est menacée.
Pour rappel, le Forum de Dakar est organisé par le ministère des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur (MAESE) avec l’appui de plusieurs pays et organisation partenaires du Sénégal.

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