Prenons l’exemple de la commune de Saint-Grégoire en Bretagne, située aux portes de Rennes sur l’axe allant vers Saint-Malo. De l’autre côté de l’Atlantique, nos amis canadiens ont aussi une municipalité Saint-Grégoire et même une montagne Mont-Saint-Grégoire. D’où l’idée d’ériger à la Ricoquais un « jardin des explorateurs » qui rendrait hommage aux pionniers bretons et normands venus s’établir en « Nouvelle-France » (actuel Canada) en partant de Saint-Malo.
Loin de penser qu’il s’agissait uniquement de marins, beaucoup étaient des agriculteurs, des propriétaires parfois très instruits, qui pousseront leurs nouvelles exploitations à innover : sélection des races animales et végétales, course aux primeurs, culture de plantes fourragères pour diversifier les revenus de ce Nouveau monde…
Mais Saint-Grégoire est aussi le nom d’un savoureux fromage québécois. Il offre un bon goût de cheddar doux et une texture crémeuse. C’est suite à plusieurs années de recherche et développement qu’une fromagerie canadienne a réussi à mettre au point une recette pasteurisée qui peut se conserver jusqu’à 6 mois au réfrigérateur avant l’ouverture.
Les premiers fromages sont arrivés au Québec, avec l’arrivée des premiers colons en Nouvelle-France. En 1635, à l’île d’Orléans, ces derniers fabriquaient le tout premier fromage d’Amérique, Le Paillasson. Ce fromage doit l’origine de son nom au tapis de roseaux sur lequel on déposait les rarissimes surplus de lait.
Cette histoire nous rappelle combien le lait est une protéine à l’immense richesse. L’aventure du lait reste méconnue sur le territoire Brétilien. Pourtant, de grandes figures du syndicalisme agricole ont poussé cette filière du bassin Rennais à innover, comme Jean-Michel Lemétayer avec son Centre Culinaire Contemporain. Une arche du lait a même été valorisée lors de l’Exposition universelle de Milan en 2015, dans laquelle participaient Rennes Métropole, Saint-Brieuc Agglomération et Quimper Communauté.





France


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