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A l’inverse des pouvoirs militaires à Bamako, Niamey et Ouagadougou, le président de la Transition en Guinée a choisi une stratégie fondée sur le pragmatisme. Ainsi, il entretient des relations cordiales avec tous ses voisins, dont la Côte d’Ivoire où sont réfugiés plusieurs leaders de l’opposition. Le président guinéen n’est pas non plus un partisan de la confrontation avec la Cédéao ou avec la France avec laquelle Conakry continue d’ailleurs de développer de nombreux partenariats. Le choix de la Côte d’Ivoire pour la première sortie diplomatique dans la sous-région, tranche avec la posture des autres juntes. L’entourage du Général Doumbouya a toujours affirmé que « la Guinée n’avait que des intérêts à défendre, et qu’il n’était pas dans son intérêt à se chercher des ennemis.»

Le chef de l’Etat guinéen, le Général Mamadi Doumbouya, entame ce mardi 17 juin, une visite officielle en Côte d’Ivoire, la première depuis son accession au pouvoir en septembre 2021. Un communiqué de la Présidence de la République, Conakry place cette visite «sous le sceau de l’unité, de la paix et du panafricanisme.» Au-delà de ces formules de convenance et de courtoisie, Abidjan et Conakry devraient aborder les dossiers économiques et politiques

Placée sous le thème «L’Afrique face aux incertitudes mondiales,» cette conférence s’impose comme un rendez-vous stratégique, réunissant chercheurs, décideurs politiques, militaires, diplomates, représentants d’organisations internationales et membres de la société civile, pour penser la paix et la sécurité sur le continent.

Les 19 et 20 juin 2025 à Rabat, le Policy Center for the New South organise la neuvième édition de l’African Peace and Security Annual Conference (APSACO). Dans un contexte de recompositions régionales et de tensions globales, chercheurs, diplomates, militaires et représentants de la société civile réfléchiront aux réponses africaines aux défis sécuritaires, climatiques et politiques. Un rendez-vous majeur pour affirmer une vision panafricaine, inclusive et stratégique de la paix sur le continent

Ce bond en avant place Abidjan au-dessus de la moyenne régionale. Établie à 0,568, elle s’appuie sur des avancées simultanées dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des revenus. Résultat de politiques publiques volontaristes, cette progression reflète une dynamique soutenue depuis une décennie.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a présenté, le 15 mai dernier, son dernier rapport sur le développement humain. Avec un indice de développement humain (IDH) de 0,582 contre 0,565 en 2024, la Côte d’Ivoire détient la plus forte progression en Afrique subsaharienne pour l’année en cours. Le pays qui gagne cinq places se hisse à la 157ᵉ position sur 193

C’est une rencontre inédite qui s’est tenue ce jeudi 22 mai 2025 dans la capitale malienne. Pour la première fois depuis leur annonce de retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), les représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger — réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) — ont échangé directement avec les dirigeants de l’organisation régionale. Le message qui en est ressorti est clair : malgré les dissensions politiques, la coopération face à la menace terroriste reste une priorité commune.

Réunis à Bamako, les représentants de la Cédéao et ceux des trois pays de l’Alliance des États du Sahel ont affirmé leur volonté de collaborer dans la lutte contre le terrorisme et de préserver les acquis de l’intégration régionale, malgré le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’organisation ouest-africaine

Le 15 février 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), ont annoncé leur intention de quitter la Zone franc CFA et de créer une monnaie commune. Le Général Abdourahamane Tiani, Président de la transition du Niger, a déclaré que cette initiative visait à restaurer la souveraineté monétaire des pays concernés. S’agissant du volet commercial, le traité institutif instaure le principe de la libre circulation des personnes et des biens sans spécifier un mécanisme d'intégration économique ni une vision claire.

Depuis leur retrait définitif de la CEDEAO le 29 janvier 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont intensifié la construction de l’Alliance des États du Sahel (AES), désormais structurée comme une confédération souveraine. Cette nouvelle entité vise à renforcer leur autonomie politique, économique et sécuritaire en dehors des cadres ouest-africains traditionnels. Sur le plan sécuritaire, une force militaire conjointe de 5 000 hommes a été mise en place, bénéficiant du soutien logistique et technique de la Russie, marquant un réalignement stratégique majeur. Sur le plan symbolique et institutionnel, l’AES a lancé un passeport biométrique commun, supprimé les frais d’itinérance téléphonique entre ses membres, et adopté le 10 mai 2025 un hymne officiel commun destiné à renforcer l’identité régionale. De plus, un emblème officiel de l’AES a été dévoilé. L’AES poursuit également des projets d’intégration économique ambitieux, notamment la création d’une monnaie commune.

Les deux itinéraires retenus, – Misrata–Tamanhint–Agadez vers le Niger, et Benghazi–Kufra–Soudan vers le Soudan –, visent à créer des liaisons terrestres entre la Méditerranée et les marchés enclavés du continent. En s’appuyant sur ces corridors, la Libye cherche à se positionner comme une alternative aux routes ouest-africaines traditionnelles, actuellement fragilisées par les crises politiques et la saturation du trafic.

Le jeudi 29 avril, la Haute commission du projet Libya Africa Transit Corridors (LAPTCorr) s’est réunie pour la quatrième fois à Tripoli. Cette session marque une étape importante dans la concrétisation d’un projet ambitieux : relier les ports libyens au Sahel et à l’Afrique de l’Est via deux grands corridors routiers traversant le Sahara.