fbpx

Sous pression, Accra discute du rééchelonnement de sa dette

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Le Trésor ghanéen est sur le point d’entamer des tractations pour une restructuration de sa dette en monnaie locale avec les détenteurs des obligations domestiques, rapporte l’agence Bloomberg, citant «des sources proches du dossier».

«Les plus grands investisseurs dans les obligations domestiques du pays, y compris les banques locales et les fonds de pension, se préparent à engager des négociations avec les autorités sur le réaménagement de la dette, qui pourrait entraîner une extension des échéances et des décotes sur les paiements du principal et des intérêts».

Le processus de restructuration de la dette se concentrerait dans un premier temps sur les obligations domestiques, mais les emprunts extérieurs pourraient y être inclus ultérieurement, révèle Bloomberg. Ces négociations s’inscrivent dans le cadre d’un plan visant à assurer la viabilité de la dette du Ghana exigé par le Fonds monétaire international auprès duquel le pays espère obtenir un programme de soutien économique de 3 milliards de dollars, d’ici fin 2022. 

Après avoir annoncé en mai dernier qu’il pouvait s’affranchir du soutien du FMI, le gouvernement ghanéen s’est ravisé deux mois plus tard, après avoir constaté que les efforts déployés pour redresser la situation économique, dont une réduction de 30% des dépenses de l’Etat, n’ont pas empêché un mouvement massif de vente des euro-obligations émises par le pays et une dépréciation record de la devise nationale, le cedi qui a perdu 39 % de sa valeur par rapport au dollar, depuis le début de l’année.

Au premier semestre 2022, le coût global du service de la dette s’est élevé à 20,5 milliards de cedis (environ 2 milliards de dollars), soit 68 % des recettes fiscales du pays, alors que la dette publique totale a atteint 393,4 milliards de cedis à fin juin dernier, soit 78,3 % du PIB.

Partager.

Répondre

Retrouvez nous sur Facebook !