Le groupe bancaire britannique Standard Chartered Bank a annoncé jeudi 14 avril qu’il se désengage de sept pays d’Afrique et du Moyen-Orient.
La banque se prépare à fermer ses filiales au Cameroun, en Angola, en Gambie, en Jordanie, au Liban, en Sierra Leone et au Zimbabwe. Ce départ consécutif à la stratégie du groupe de se concentrer sur des marchés plus rentables et à croissance plus rapide, prendra la forme de cessions des actifs.
Le plus grand marché africain de la banque britannique était le Cameroun où elle est implantée depuis 1986. Même après avoir décidé il y a quelques années de se concentrer uniquement sur la clientèle «corporate», son activité n’a pas réellement décollé.
Selon les données de la BEAC, pour le mois de janvier 2022, par exemple, la filiale locale de Standard Chartered Bank affiche seulement 83,9 milliards de FCFA de crédits à l’économie, soit seulement 1,94 % de part du marché. Par ailleurs, avec un peu plus de 244 milliards de FCFA de dépôts enregistrés en janvier, Standard Chartered Bank Cameroun est à la remorque de ses concurrents avec 3,91 % de part de marché.
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![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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