Le président togolais Faure Gnassingbé a présidé l’ouverture du premier Sommet sur la cybersécurité en Afrique, mercredi à Lomé. « Nous sommes réunis ici afin de mener ensemble des réflexions sur les moyens de relever les défis liés à la cybercriminalité. Il s’agit de développer des synergies pour combattre la criminalité dans la transition numérique », a déclaré M. Gnassingbé dans son discours d’ouverture du sommet.
Faure Gnassingbé a rappelé que le monde connaît actuellement une révolution industrielle qui métamorphose complètement les modes de vie, soulignant que cette révolution est portée par la transition numérique et plonge l’humanité dans une complexité qui appelle l’ensemble des acteurs à une étroite collaboration. « L’une des préoccupations majeures de l’Afrique, à cet égard, est la cybersécurité », a dit Faure Gnassingbé, insistant qu’il est important que l’Afrique « soit au rendez-vous et en même temps partie prenante de ce nouveau monde en construction pour répondre de manière adéquate aux enjeux qu’il comporte ». « Nos Etats doivent ensemble établir des cadres juridiques pour réglementer l’utilisation du cyberespace et réprimer les cybercrimes et activités connexes », a ajouté le président togolais.
Le chef de l’Etat togolais a indiqué dans ce sens la mise en oeuvre de la Convention de l’Union Africaine (UA) sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, adoptée à Malabo en Guinée équatoriale le 27 juin 2014, dont l’objectif est d’assurer la coopération efficace et efficiente entre les pays africains en matière de cybersécurité, de lutte contre la cybercriminalité et de protection des données à caractère personnel. « Le présent sommet de Lomé, premier du genre en la matière sur notre continent africain, a la lourde obligation d’apporter des réponses idoines à ce double enjeu et de tracer la voie à suivre. Dès lors, il prendra tout son sens et sera d’une utilité certaine », a-t-il conclu.

Co-organisé par le Togo et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le sommet de Lomé a regroupé des membres de gouvernement de pays africains, des responsables du secteur privé ainsi que leaders de la Société civile. D’après les organisateurs, il vise à engager un dialogue de haut niveau en vue de formuler des pistes de coopération et de coordination pour répondre aux enjeux pressants de cybersécurité. Le sommet permettra également d’explorer et évaluer l’état de la cybersécurité en Afrique, d’évaluer l’état de la coopération en matière de cybersécurité aux niveaux régional et mondial ainsi que l’engagement à l’égard de la Convention de l’UA , et de fournir des recommandations politiques pour assurer une cybersécurité répondant aux besoins de la transformation numérique du continent. Le sommet à Lomé devrait présenter le modèle togolais de partenariat public-privé en matière de cybersécurité et de proposer des pistes concrètes de collaboration opérationnelle.


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